Bah non, justement, jusqu'à preuve du contraire, le genre d'un substantif est lié à ce substantif, et pas au sexe de la personne correpondante. On dit "une sage-femme" comme on dit "une voiture". On peut donc dire "il est sage-femme", mais il faudrait aussi dire "il est une sage-femme", ce qui est très bizarre, non? C'est comme "Madame le ministre".
De toutes manières, cette pureté grammaticale ne tient pas vraiment. "Madame le ministre est tombé(e) dans l'escalier"? "Le ministre est tombée dans l'escalier"? C'est pourtant le sujet, "le ministre". Ça n'est pas non plus un hasard si, par exemple, tous les animaux sont genrés dans le bon sens : "le cerf" et "la biche", "le chien" et "la chienne", "le verrat" et "la truie", etc. C'est parce que c'est naturel. La preuve, quand il y a un hic ("la chouette"), c'est le bordel : "la chouette est perchée dans l'arbre", "la chouette mâle est..." "le mâle de la chouette est perché dans l'arbre". Donc plus j'y pense et moins je suis d'accord avec l'idée qu'il est acceptable de ne pas sexer les métiers, ça rend les phrases grammaticalement très complexes, on voit bien qu'il y a un pépin.
[^] # Re: pluriel optionnel
Posté par arnaudus . En réponse au journal Écriture inclusive, comment la France a encore perdu une belle occasion de devenir leade(r|use).. Évalué à -2.
Bah non, justement, jusqu'à preuve du contraire, le genre d'un substantif est lié à ce substantif, et pas au sexe de la personne correpondante. On dit "une sage-femme" comme on dit "une voiture". On peut donc dire "il est sage-femme", mais il faudrait aussi dire "il est une sage-femme", ce qui est très bizarre, non? C'est comme "Madame le ministre".
De toutes manières, cette pureté grammaticale ne tient pas vraiment. "Madame le ministre est tombé(e) dans l'escalier"? "Le ministre est tombée dans l'escalier"? C'est pourtant le sujet, "le ministre". Ça n'est pas non plus un hasard si, par exemple, tous les animaux sont genrés dans le bon sens : "le cerf" et "la biche", "le chien" et "la chienne", "le verrat" et "la truie", etc. C'est parce que c'est naturel. La preuve, quand il y a un hic ("la chouette"), c'est le bordel : "la chouette est perchée dans l'arbre", "la chouette mâle est..." "le mâle de la chouette est perché dans l'arbre". Donc plus j'y pense et moins je suis d'accord avec l'idée qu'il est acceptable de ne pas sexer les métiers, ça rend les phrases grammaticalement très complexes, on voit bien qu'il y a un pépin.