• [^] # Re: Chercher/remplacer « Gitlab » version libre par « Gitlab CE »

    Posté par . En réponse à la dépêche GNOME 3.28. Évalué à 6.

    Merci d'avoir rappelé ce point.

    Dans l'article, suggestion d'utiliser systématiquement le nom complet de Gitlab suivant sa version libre ou non :
    - Gitlab CE : communitary edition ;
    - Gitlab EE : enterprise edition.

    Oui, c'est lourd d'avoir à toujours préciser mais à qui la faute s'ils font une version privatrice ?!!!

    Bah c'est encore plus compliqué que ça : maintenant l'offre est découpée selon le mode d'hébergement (chez gitlab.com ou chez soi) et selon les fonctionnalités (on compte quatre niveaux). Ce qui fait qu'il y a en réalité 8 versions, parmi lesquelles une seule est du logiciel libre : c'est "gitlab libre edition", celle retenue par GNOME et Debian. Les autres sont du logiciel propriétaire et/ou du logiciel comme service.

    La comparaison des fonctionnalités et des prix sont sur le site de Gitlab.

    Quant à l'usage du vocable "privateur" inventé par Stallman, je l'ai trouvé intéressant pendant des années puis j'en suis revenu. Stallman part du principe que les objets matériels et immatériels sont de natures différentes (il a raison), et condamne la notion de propriété intellectuelle au motif que la propriété ne devrait pas s'appliquer telle quelle au objets immatériels (il a encore raison) car elle prive les gens de leur droits légitimes (les 4 libertés).

    Là où il a tort c'est quand il oppose la "propriété intellectuelle" à la propriété tout court, qu'il ne remet pas en question du tout comme si la propriété consistait simplement à dire qu'untel possédait telle chose matérielle. Alors que c'est justement pas le cas, et c'est donc bien là que réside le noeud du problème. Ce sont bien des titres de propriété qui permette aux uns de tirer des rentes, de décider du travail des autres, etc. Du coup, aujourd'hui je pense que le mot propriétaire permet bien mieux de circonscrire le problème, même si c'est vrai qu'on pourrait par exemple opposer que le logiciel libre permet une propriété commune à l'opposé d'une propriété privée. Au moins ça situe le débat au bon endroit, c'est-à-dire sur le champ politique (l'affaire de tous) là où "privateur" a plus une dimension éthique (chacun voit midi à sa porte et on peut faire des reproches aux autres de manquer d'éthique, on ne peut légitimement pas les contraindre, même si en fait c'est eux qui nous contraignent).