• [^] # Re: Pourquoi du théorie des patch c'est bien

    Posté par . En réponse au journal Pijul, un nouveau gestionnaire de source. Évalué à 2.

    C'est complètement faux, dans tous les cas. Git n'est jamais commutatif, au contraire : il ordonne scrupuleusement les commits, c'est même sa principale utilité.

    Il est tout de même possible de réordonner manuellement l'historique à coup de git rebase -i. Après contrairement à pijul, il faut le faire à main, rien ne garantie que les commits que l'on réordonne commutent, on peut supprimer un commit sans supprimer la clôture transitive de ses dépendances futures... C'est totalement casse-gueule, il faut être un git guru et avoir une connaissance précise de l'historique.

    Je t'accorde que c'est une conception assez étrange de l'informatique que de ne pas automatiser ce qui peut l'être, et cela sans filet de sécurité.

    Autre exemple du même mépris : toute boulangère ou boulanger qui se déplace de chez lui à sa boulangerie en passant par des rues a chaque jour une expérience directe des graphes orientés, avec des étiquettes sur les arêtes.

    À sa décharge, je ne pense pas que c'était du mépris vis à vis de sa boulangère, mais seulement qu'elle n'emploie pas le terme de « graphe orienté » pour décrire son déplacement dans des rues. Après je suis bien d'accord qu'elle en a une expérience directe et quotidienne, et que les raisonnements qu'elle effectue sont identiques à ceux que l'on fait en théorie des graphes. L'exemple historique typique sur le sujet est celui de Socrate faisant démontrer le théorème de Pythagore (sous la forme du problème de la duplication du carré) à un jeune esclave dans le dialogue du Ménon, en lui posant seulement des questions, laissant son auditeur y répondre tout seul, et introduisant seulement à la fin de leur échange le terme technique de diagonale du carré. L'art du mathématicien étant, comme le disait Poincaré, de donner le même à nom des choses qui se distinguent par leur contenu mais sont identiques dans leur forme.

    Cet exemple est loin d'être anodin : le seul truc que Pijul essaie de faire, c'est de modéliser proprement l'expérience directe et quotidienne de millions de programmeur, et d'implémenter une théorie conforme à leur expérience quotidienne directe.

    Ce qui est conforme à ce que doit faire toute bonne théorie : la théorie n'est que l'universelle pratique mise en principes.

    Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.