Sinon, je vois à ton avatar que tu n'aimes pas la fierté d'être blanc.
Je n'ai aucun problème avec les blanc-he-s (étant moi même de teint pâle).
J'ai un problème avec la suprémacie blanche et les mouvements racistes et ségrégationnistes qui ont esclavagisé, puis colonisé, puis assassiné des millions de personnes à travers le monde au motif qu'elles n'étaient pas blanches (ou qu'elles étaient de cultures non-occidentales).
Bon, finalement, je caresse l'idée d'être fier d'appartenir au peuple français.
C'est bizarre. Ça existe un peuple français ? En France il y a des dizaines de populations différentes, et ce n'est pas un phénomène nouveau. La vie, la culture, la langue ne sont pas les mêmes à Strasbourg et à Toulouse, et l'étaient d'autant moins il y a seulement quelques siècles.
Et il faut voir que cette identité française et notre république bananière intégralement centralisée, avant encore de reposer sur la colonisation africaine, asiatique et américaine, reposait déjà sur la colonisation proche : Bretagne, Corse, Nord, Occitanie, Alsace, etc...
Ce que l'on appelle communément la culture française est en fait un héritage de la haute société (royale et bourgeoise) qui a été imposé par la force, le sang, et la terreur aux territoires qui sont aujourd'hui considérés comme "La France".
Du coup, je comprends que certains français blancs de peau apprécient d'une manière spécifique de côtoyer d'autres français blanc de peau, comme une façon de perpétuer un cadre traditionnel qu'ils ont connu
Oui, c'est le caractère auto-perpétuateur de la ségrégation (consciente ou non). Mais c'est précisément quelque chose à déconstruire, et non à accepter comme étant une fatalité. Du moins si on veut construire un monde qui n'est pas basé sur la peur et la haine.
je t'invite à ne pas cultiver la haine des blancs, y compris ceux qui sont identitaires radicaux
Je n'invite à la haine de personne, encore moins en tant que groupe. Toutefois, je fais une grande distinction entre un rapport interpersonnel et la lutte collective.
Je trouve toujours le temps de discuter avec des gens avec qui je ne suis pas d'accord (dernièrement encore, un vieux voisin racialiste), mais tout en œuvrant solidairement à la chute de leurs idées.
Ils ont une souffrance, ils méritent à ce titre ta compassion.
Certes, mais la direction politique qu'illes ont choisie est celle de la division communautaire (voire raciale) et de l'exclusion de "l'Autre". À ce titre, illes doivent être mis-es face à leur contradiction et choisir leur camp entre le partage et l'exclusion, entre entre les frontières et l'ouverture.
[^] # Re: EOMA68
Posté par cmal . En réponse au journal Free Hardware Design, pour que le débat continue et que les initiatives se multiplient !. Évalué à 0.
Je n'ai aucun problème avec les blanc-he-s (étant moi même de teint pâle).
J'ai un problème avec la suprémacie blanche et les mouvements racistes et ségrégationnistes qui ont esclavagisé, puis colonisé, puis assassiné des millions de personnes à travers le monde au motif qu'elles n'étaient pas blanches (ou qu'elles étaient de cultures non-occidentales).
C'est bizarre. Ça existe un peuple français ? En France il y a des dizaines de populations différentes, et ce n'est pas un phénomène nouveau. La vie, la culture, la langue ne sont pas les mêmes à Strasbourg et à Toulouse, et l'étaient d'autant moins il y a seulement quelques siècles.
Et il faut voir que cette identité française et notre république bananière intégralement centralisée, avant encore de reposer sur la colonisation africaine, asiatique et américaine, reposait déjà sur la colonisation proche : Bretagne, Corse, Nord, Occitanie, Alsace, etc...
Ce que l'on appelle communément la culture française est en fait un héritage de la haute société (royale et bourgeoise) qui a été imposé par la force, le sang, et la terreur aux territoires qui sont aujourd'hui considérés comme "La France".
Oui, c'est le caractère auto-perpétuateur de la ségrégation (consciente ou non). Mais c'est précisément quelque chose à déconstruire, et non à accepter comme étant une fatalité. Du moins si on veut construire un monde qui n'est pas basé sur la peur et la haine.
Je n'invite à la haine de personne, encore moins en tant que groupe. Toutefois, je fais une grande distinction entre un rapport interpersonnel et la lutte collective.
Je trouve toujours le temps de discuter avec des gens avec qui je ne suis pas d'accord (dernièrement encore, un vieux voisin racialiste), mais tout en œuvrant solidairement à la chute de leurs idées.
Certes, mais la direction politique qu'illes ont choisie est celle de la division communautaire (voire raciale) et de l'exclusion de "l'Autre". À ce titre, illes doivent être mis-es face à leur contradiction et choisir leur camp entre le partage et l'exclusion, entre entre les frontières et l'ouverture.