Bon je crois que nous sommes tous bien d'accord pour dire que l'écriture inclusive n'est ni le problème ni la solution, et très probablement même pas une partie de la solution.
Quelque pistes de vraies solutions (là je pense à moi : père de jeunes enfants)
On arrête de regarder du Walt Disney
Dans les magasins (surtout de vêtement), on ne dit pas à sa fille «tu ne peux pas prendre ça : c'est pour garçon»
Les profs de français devraient utiliser plus souvent (presque toujours) le mot «neutre» au lieu de «masculin»; c'est d'ailleurs à peu près ce que préconise l'académie française.
Surtout, surtout, ne JAMAIS énoncer la règle «le masculin l'emporte». Non. La règle est : «si on ne veut pas ou si on n'est pas capable de préciser le genre, on utilise un neutre ».
Le masculin se construit comme le neutre (et non l'inverse), mais il faut que le contexte le précise. Ex : «on cherche des figurants pour faire une foule» (clairement un neutre) mais «on cherche un acteur pour jouer Rodrigues» (clairement un masculin), «on cherche un développeur C++» (neutre).
Quant aux noms de métiers et de fonctions, il faut faire attention à la nuance entre «c'est la personne qui parle» et «c'est la fonction qui parle».
Quand Ségolène signait un truc pour son ministère, c'était bien LE ministre qui signait : le fait que la fonction de ministre à ce moment là était occupé par elle ou quelqu'un d'autre ne change pas la validité de la signature.
Si par contre on veut exprimer que l'on n'aime pas son action, on peut dire «je n'aime pas LA ministre» parce que c'est bien de la personne qu'on parle, pas de la fonction.
Au gars qui fait les cascades d'Arnold Swarzenegger, on dit «monsieur LA doublure».
[^] # Au niveau des solutions
Posté par LaurentClaessens (site web personnel) . En réponse à la dépêche Reportage sur LaTeleLibre.fr : « La Guerre des Civic Tech ». Évalué à 7.
Bon je crois que nous sommes tous bien d'accord pour dire que l'écriture inclusive n'est ni le problème ni la solution, et très probablement même pas une partie de la solution.
Quelque pistes de vraies solutions (là je pense à moi : père de jeunes enfants)
Quant aux noms de métiers et de fonctions, il faut faire attention à la nuance entre «c'est la personne qui parle» et «c'est la fonction qui parle».
Quand Ségolène signait un truc pour son ministère, c'était bien LE ministre qui signait : le fait que la fonction de ministre à ce moment là était occupé par elle ou quelqu'un d'autre ne change pas la validité de la signature.
Si par contre on veut exprimer que l'on n'aime pas son action, on peut dire «je n'aime pas LA ministre» parce que c'est bien de la personne qu'on parle, pas de la fonction.
Au gars qui fait les cascades d'Arnold Swarzenegger, on dit «monsieur LA doublure».