L’embellie actuelle de l'économie ne vient que de la baisse de l'euro couplé à la baisse du pétrole.
Il faut vraiment être optimiste pour y voir une « embellie ». Le chômage ne baisse pas, l'industrie reprend à peine...
D'ailleurs, rationnellement, si on veut postuler un effet de la baisse du pétrole, elle sera plus favorable à des pays gros consommateurs d'hydrocarbures, ce qui n'est pas notre cas (cf. nos émissions de CO2 par habitant, qui sont dans le bas des pays développés).
(note : les prix du gaz sont largement corrélés à ceux du pétrole, ce qui justifie une telle remarque)
Comment veux-tu être compétitif avec les salaires chinois ou des pays de l'est ?!
C'est assez simple : il faut instaurer des protections. Chose que l'on a toujours fait avant les déréglementations imposées par l'UE. La souplesse monétaire fait partie de l'éventail de méthodes disponibles. Ce n'est pas une condition suffisante, mais c'est une condition nécessaire.
sans compte l’inexistence complet de sous-traitant industriel nécessaire à n'importe quelle industrie de produit fini (à part l'automobile et l'aéronautique, il n'y a plus rien).
Et alors ? Est-ce qu'on se tourne les pouces en se plaignant qu'il n'y a plus rien, en se gardant bien de faire quoi que ce soit pour qu'il y ait quelque chose ? Ou est-ce qu'on prend le problème à bras de corps afin de reconstituer progressivement un tissu industriel ?
Personnellement, j'en ai assez qu'on me présente la désindustrialisation comme une sorte de fatalité (bizarrement, ce n'est pas une fatalité partout) alors que c'est le résultat de trente ans de politiques visant à favoriser la rente et le pouvoir d'achat des classes supérieures au détriment de l'appareil productif français (ben oui, une monnaie forte, c'est favorable à la rente, pas vraiment au développement de capacités de production, surtout en régime de libre concurrence internationale).
Il n'y a aucune garanti d'être gagnant à la fin.
Avec ce genre de raisonnement, on ne fait jamais rien, car il n'y a jamais « aucune garantie d'être gagnant à la fin ». Bizarrement, lorsqu'il s'agit de déréguler toutes les protections existantes, personne ne nous explique qu'il faudrait être prudent car il n'y a « aucune garantie d'être gagnant à la fin ». Pourtant, concrètement, cela commence à se voir qu'on y perd beaucoup.
[^] # Re: Redressement vraiment hasardeux.
Posté par Antoine . En réponse au journal Expérimentation "Voter Autrement" : les résultats. Évalué à 6.
Il faut vraiment être optimiste pour y voir une « embellie ». Le chômage ne baisse pas, l'industrie reprend à peine...
D'ailleurs, rationnellement, si on veut postuler un effet de la baisse du pétrole, elle sera plus favorable à des pays gros consommateurs d'hydrocarbures, ce qui n'est pas notre cas (cf. nos émissions de CO2 par habitant, qui sont dans le bas des pays développés).
(note : les prix du gaz sont largement corrélés à ceux du pétrole, ce qui justifie une telle remarque)
C'est assez simple : il faut instaurer des protections. Chose que l'on a toujours fait avant les déréglementations imposées par l'UE. La souplesse monétaire fait partie de l'éventail de méthodes disponibles. Ce n'est pas une condition suffisante, mais c'est une condition nécessaire.
Et alors ? Est-ce qu'on se tourne les pouces en se plaignant qu'il n'y a plus rien, en se gardant bien de faire quoi que ce soit pour qu'il y ait quelque chose ? Ou est-ce qu'on prend le problème à bras de corps afin de reconstituer progressivement un tissu industriel ?
Personnellement, j'en ai assez qu'on me présente la désindustrialisation comme une sorte de fatalité (bizarrement, ce n'est pas une fatalité partout) alors que c'est le résultat de trente ans de politiques visant à favoriser la rente et le pouvoir d'achat des classes supérieures au détriment de l'appareil productif français (ben oui, une monnaie forte, c'est favorable à la rente, pas vraiment au développement de capacités de production, surtout en régime de libre concurrence internationale).
Avec ce genre de raisonnement, on ne fait jamais rien, car il n'y a jamais « aucune garantie d'être gagnant à la fin ». Bizarrement, lorsqu'il s'agit de déréguler toutes les protections existantes, personne ne nous explique qu'il faudrait être prudent car il n'y a « aucune garantie d'être gagnant à la fin ». Pourtant, concrètement, cela commence à se voir qu'on y perd beaucoup.