• [^] # Re: hum ...

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Adieu n° 78 651. Évalué à 3.

    Je vais juste préciser quelques points :

    T'as été voir combien des 13k partaient à l'état et combien revenaient au notaire ?

    En France pour un achat immobilier c'est proche de 75% de la somme qui revient à l'État. Ce qui pour des frais de notaires à 13k€ revient à plus ou moins 3250€. Ce qui n'est pas démentiel au regard du temps passé, des charges à payer dessus, des locaux à payer (une étude, ça coûte cher), etc.

    Quand les notaires se goinfrent (via leur réputation, leur rareté dans une zone...) c'est forcément sur une prestation non obligatoire, ou non obligatoirement faite par un notaire, soumise à la concurrence.

    Ça c'est faux (ou disons-le, plutôt incomplet).
    L'État fixe les prix pour tout un panel de services notariés, mais pour certaines prestations comme les ventes immobilières ou successions cela est un pourcentage sur l'opération. Même si c'est aussi une taxe pour l'État, les notaires peuvent se faire beaucoup d'argent sur une vente ou une succession garnie. Pour beaucoup d'études, l'essentiel des revenus proviennent de là.

    Après cela dépend beaucoup des études, il est évident qu'un notaire de campagne va essayer de se diversifier plus car l'immobilier est en berne (faible valeur et peu de ventes). Dans les zones à forte concurrence, les études se spécialisent dans des dossiers (certains vont chercher une expertise sur les sujets familiaux, d'autres dans l'immobilier, d'autres dans des services annexes). Un peu comme les avocats, dont certains ne font presque que du divorce, d'autres que du pénal, certains un mélange des deux... En tout cas les notaires peuvent vivre très confortablement en ayant recours quasiment qu'aux services régis par la loi, mais selon l'activité du secteur et la zone géographique c'est très variable.