• # Bravo

    Posté par . En réponse à la dépêche Le Manifeste agile pour l’Éducation. Évalué à 9.

    Bravo pour cette initiative. Quand on travaille dans l'éducation nationale cette démarche a un sens évident.

    Vous ciblez des logiciels gravitant autour de l'intendance car c'est visiblement votre domaine d'expertise, mais j'espère que votre initiative ne se cantonnera pas simplement à ça car derrière (du côté de la salle des profs) il y a du gros gibier...

    Actuellement on peut notamment y observer un acteur logiciel privé qui déploie ses tentacules jusqu'à opérer la jonction avec un autre segment de marché du monde scolaire: celui de l'édition.
    Car lorsque le manuel devient numérique, la maison d'édition y voit de nouvelles niches génératrices de profit. Ainsi l'enseignant peut désormais proposer des QCMs à ses élèves au même endroit où il rentre les notes, le cahier de texte.
    L'enseignant gagne en apparence des nouveaux outils. Mais n'ayant aucun contrôle sur leur développement, il risque de perdre grandement en autonomie. Car le jour où le taux de pénétration sera suffisant, une circulaire viendra pousser les retardataires vers l'inévitable outil pour lequel il n'existe pas d'alternative.

    En résumé cette mutation est celle d'une perte de liberté pour l'enseignant, alors que des acteurs privés prennent de plus en plus de place. Le citoyen n'y est à mon avis pas gagnant.

    Ceci étant on voit des initiatives heureuses, comme par exemple l'association sésamath pour les profs de math.

    Mais la plupart du temps les acteurs sont seuls et le soutien institutionnel est absent.