Internet est par définition décentralisé, et point à point. C'est justement cette centralisation qui est le problème.
Je crois qu'il y a une confusion sur la « décentralisation » de l'Internet. Que l'intelligence soit dans les terminaux ne veut pas dire que les terminaux soient disséminés dans les foyers. Les serveurs de Google, Matignon, Bricorama ou Linuxfr sont des « terminaux » de ce point de vue, car ils servent des données en réponse à des requêtes sur des protocoles de niveau applicatif. L'« intelligence » est donc bien dans les extrémités du réseau, c'est juste que beaucoup d'extrémités voient leur hébergement et leur raccordement mutualisés pour des raisons d'optimisation de l'exploitation.
Ces datacenters gigantesques devraient être supprimés. Moins, de machines allumées, moins d'énergie consommée.
Je pense qu'on découvrira vite que pour fournir les mêmes services de manière distribuée, il faudra plus de machines allumées, pas moins (exploitées par ailleurs de façon beaucoup moins optimale, donc avec plus de pertes en temps de travail ou en énergie consommée, sans compter une qualité de service probablement dégradée).
[^] # Re: Décentralisation et impact écologique
Posté par Antoine . En réponse au journal [Bookmark] Le coût écologique d’internet est trop lourd, il faut penser un internet low-tech.. Évalué à 4.
Je crois qu'il y a une confusion sur la « décentralisation » de l'Internet. Que l'intelligence soit dans les terminaux ne veut pas dire que les terminaux soient disséminés dans les foyers. Les serveurs de Google, Matignon, Bricorama ou Linuxfr sont des « terminaux » de ce point de vue, car ils servent des données en réponse à des requêtes sur des protocoles de niveau applicatif. L'« intelligence » est donc bien dans les extrémités du réseau, c'est juste que beaucoup d'extrémités voient leur hébergement et leur raccordement mutualisés pour des raisons d'optimisation de l'exploitation.
Je pense qu'on découvrira vite que pour fournir les mêmes services de manière distribuée, il faudra plus de machines allumées, pas moins (exploitées par ailleurs de façon beaucoup moins optimale, donc avec plus de pertes en temps de travail ou en énergie consommée, sans compter une qualité de service probablement dégradée).