parce que pas content effectivement mais à mon avis ceux là se sont plutôt déplacés voter blanc
Je ne vote plus blanc (je l’ai fait à une époque, typiquement au second tour), parce que les votes blancs sont escamotés par les médias, qui généralement annoncent le taux d’abstention (et encore pas toujours), puis directement le pourcentage de chaque candidat parmi les « votes exprimés ».
Ce faisant, ils approprient les votes blancs aux candidats, alors que quand on vote blanc, c’est bien qu’on considère qu’aucun des candidats n’est plus acceptable que le ou les autres.
Même le site officiel du ministère annonce les pourcentages par rapport au nombre d’inscrits et par au nombre de « votes exprimés » et pas par rapport au nombre de votes.
Quand les résultats seront annoncés honnêtement, c’est-à-dire par rapport au nombre de votes, j’irai voter blanc (quand je n’ai pas de meilleur choix) plutôt que de m’abstenir, même si le vote blanc n’a pas d’impact sur le gagnant.
En l’occurrence, le résultat de l’élection actuelle, c’est parmi les 74,56 % de votants :
– 58,52 % pour E. Macron,
– 30,01 % pour M. Le Pen,
– 8,51 % de vote blancs.
Mais dans d’autres élections, il faudrait admettre que le gagnant n’atteint pas la moitié des voix.
Par ailleurs, il devrait y avoir un mode d’emploi pour voter blanc dans les isoloirs ou des bulletins blancs avec les autres (et là, je pourrais admettre à la rigueur que les pourcentages annoncés soient par rapport aux votes non nuls).
Quoiqu’il en soit, tu as oublié une raison de s’abstenir :
– parce qu’on voudrait bien voter blanc, mais sans être pris pour un con.
Je pense que ça concerne un pourcentage non négligeable de l’abstention, mais effectivement, on ne peut malheureusement pas le mesurer.
Après, si le résultat est aussi d’être pris pour un con, cette fois par des moralisateurs à la petite semaine, je finirai peut-être par craquer et en arriver comme d’autres à la conclusion que le vote de protestation, c’est le vote FN (en tout cas quand il ne reste plus que le candidat FN face à celui de l’oligarchie). Ce serait triste d’en arriver là (et ça pourrait avoir des conséquences...), mais je pense que je ne serais pas le premier.
À mon sens, si nos braves politiciens des partis non « extrémistes » voulaient vraiment lutter contre le FN (et ne préféraient pas asseoir le mieux possible leurs positions), ils commenceraient par arrêter d’escamoter les votes blancs.
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone
[^] # Je ne vote plus blanc
Posté par Arthur Accroc . En réponse au journal Résultats des elections, qui est le vrai vainqueur ?. Évalué à 5.
Je ne vote plus blanc (je l’ai fait à une époque, typiquement au second tour), parce que les votes blancs sont escamotés par les médias, qui généralement annoncent le taux d’abstention (et encore pas toujours), puis directement le pourcentage de chaque candidat parmi les « votes exprimés ».
Ce faisant, ils approprient les votes blancs aux candidats, alors que quand on vote blanc, c’est bien qu’on considère qu’aucun des candidats n’est plus acceptable que le ou les autres.
Même le site officiel du ministère annonce les pourcentages par rapport au nombre d’inscrits et par au nombre de « votes exprimés » et pas par rapport au nombre de votes.
Quand les résultats seront annoncés honnêtement, c’est-à-dire par rapport au nombre de votes, j’irai voter blanc (quand je n’ai pas de meilleur choix) plutôt que de m’abstenir, même si le vote blanc n’a pas d’impact sur le gagnant.
En l’occurrence, le résultat de l’élection actuelle, c’est parmi les 74,56 % de votants :
– 58,52 % pour E. Macron,
– 30,01 % pour M. Le Pen,
– 8,51 % de vote blancs.
Mais dans d’autres élections, il faudrait admettre que le gagnant n’atteint pas la moitié des voix.
Par ailleurs, il devrait y avoir un mode d’emploi pour voter blanc dans les isoloirs ou des bulletins blancs avec les autres (et là, je pourrais admettre à la rigueur que les pourcentages annoncés soient par rapport aux votes non nuls).
Quoiqu’il en soit, tu as oublié une raison de s’abstenir :
– parce qu’on voudrait bien voter blanc, mais sans être pris pour un con.
Je pense que ça concerne un pourcentage non négligeable de l’abstention, mais effectivement, on ne peut malheureusement pas le mesurer.
Après, si le résultat est aussi d’être pris pour un con, cette fois par des moralisateurs à la petite semaine, je finirai peut-être par craquer et en arriver comme d’autres à la conclusion que le vote de protestation, c’est le vote FN (en tout cas quand il ne reste plus que le candidat FN face à celui de l’oligarchie). Ce serait triste d’en arriver là (et ça pourrait avoir des conséquences...), mais je pense que je ne serais pas le premier.
À mon sens, si nos braves politiciens des partis non « extrémistes » voulaient vraiment lutter contre le FN (et ne préféraient pas asseoir le mieux possible leurs positions), ils commenceraient par arrêter d’escamoter les votes blancs.
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone