Je m'excuse d'avance si je sors du débat, mais je voudrais simplement réagir sur l'idée que la médecine devrait être indépendante de toute notion politique. Peut-être est-ce simplement parce que je prends la « mauvaise » définition de politique pour lire cette phrase, mais je la trouve un peu choquante :
Les décisions des médecins ne doivent pas être politiques: elles doivent être centres sur l’unique intérêt de la personne a soigner.
Ça dépend de ce qu'on comprend comme « politique », si c'est au sens « le cadre général d'une société organisée et développée », alors définitivement, quand on parle de don du sang, et donc d'un système complet beaucoup plus large que le simple traitement d'un unique individu, c'est politique. On peut même argumenter sur le fait que le traitement individuel est lui même politique : puisqu'il s'inscrit dans des lignes directrices qui sont à priori communes et mériteraient d'être décidées.
Par exemple un médecin qui refuserait de traiter les patients sur la base de leur couleur de peau ou un autre critère arbitraire se verrait certainement sanctionné par la loi (enfin j'imagine ?). Et la loi n'est-elle pas issue de la politique ? (là encore, c'est peut-être sujet à débat).
Ils sont et doivent être les seuls juges de ce genre de décisions
C'est l'exemple même d'une opinion politique qui se renie en se faisant passer pour l'absence d'opinion politique (ou alors je passe à côté du propos ?). Décider qui doit avoir la décision est un truc qui ne tombe pas dans l'ordre naturel des choses, et est donc sujet à débat, et donc est politique. C'est pour cela qu'on a des comités d'éthique d'ailleurs (même si je ne suis pas particulièrement au fait de leur fonctionnement ni de leur pouvoir réel).
Après, je ne suis pas contre le fait que pour des raisons de simplicité, on refuse par exemple le don de certaines populations, parce que des statistiques montrent que la majorité du sang collecté ne sera pas utilisable. Mais c'est là l'idée : il faut argumenter et défendre cette idée, on est pas laissé dans l'arbitraire complet !
Enfin sérieusement, si on voulait expérimenter sur des enfants (ce qui serait beaucoup plus grave j'en conviens, que de refuser du sang, ce qui à priori ne porte pas préjudice à la personne directement) tu dirais « ils sont et doivent en être les seules juges » ?
Je m'excuse encore si je suis passé à côté du message, que j'ai pu interpréter de travers, et aussi pour le « hors-sujet ».
[^] # Re: Echec des la première fois
Posté par Aluminium95 . En réponse au journal On cherche mes remplaçants.... Évalué à 4.
Je m'excuse d'avance si je sors du débat, mais je voudrais simplement réagir sur l'idée que la médecine devrait être indépendante de toute notion politique. Peut-être est-ce simplement parce que je prends la « mauvaise » définition de politique pour lire cette phrase, mais je la trouve un peu choquante :
Ça dépend de ce qu'on comprend comme « politique », si c'est au sens « le cadre général d'une société organisée et développée », alors définitivement, quand on parle de don du sang, et donc d'un système complet beaucoup plus large que le simple traitement d'un unique individu, c'est politique. On peut même argumenter sur le fait que le traitement individuel est lui même politique : puisqu'il s'inscrit dans des lignes directrices qui sont à priori communes et mériteraient d'être décidées.
Par exemple un médecin qui refuserait de traiter les patients sur la base de leur couleur de peau ou un autre critère arbitraire se verrait certainement sanctionné par la loi (enfin j'imagine ?). Et la loi n'est-elle pas issue de la politique ? (là encore, c'est peut-être sujet à débat).
C'est l'exemple même d'une opinion politique qui se renie en se faisant passer pour l'absence d'opinion politique (ou alors je passe à côté du propos ?). Décider qui doit avoir la décision est un truc qui ne tombe pas dans l'ordre naturel des choses, et est donc sujet à débat, et donc est politique. C'est pour cela qu'on a des comités d'éthique d'ailleurs (même si je ne suis pas particulièrement au fait de leur fonctionnement ni de leur pouvoir réel).
Après, je ne suis pas contre le fait que pour des raisons de simplicité, on refuse par exemple le don de certaines populations, parce que des statistiques montrent que la majorité du sang collecté ne sera pas utilisable. Mais c'est là l'idée : il faut argumenter et défendre cette idée, on est pas laissé dans l'arbitraire complet !
Enfin sérieusement, si on voulait expérimenter sur des enfants (ce qui serait beaucoup plus grave j'en conviens, que de refuser du sang, ce qui à priori ne porte pas préjudice à la personne directement) tu dirais « ils sont et doivent en être les seules juges » ?
Je m'excuse encore si je suis passé à côté du message, que j'ai pu interpréter de travers, et aussi pour le « hors-sujet ».