• # Juste pour la discussion...

    Posté par . En réponse à la dépêche Appel à conférences PolyConf 17 à Paris (7 au 9 juillet) : « The Universe of Programming Languages ». Évalué à 4.

    apprendre à apprendre et de combiner le meilleur de chaque langage

    D'après mon expérience, c'est quand même dans l'exploitation de leurs subtilités que les langages deviennent intéressants, et l'expertise du programmeur également.

    Le problème de l'approche polyvalente, c'est quand même qu'un programmeur ne peut pas connaitre à fond des dizaines de langages. Du coup, il va écrire du code passe partout, c'est à dire du pseudocode traduit dans la grammaire du langage en question. Ça pose un certain nombre de problèmes, notamment le fait de ne pas maitriser correctement un seul langage, et de manière plus générale ne pas exploiter les possibilités d'un langage. On peut aussi écrire du code qui respecte la grammaire du langage mais pas son esprit (par exemple l'(in)fameux C/C++).

    L'autre problème, c'est que pour un projet donné, on ne peut pas écrire un bout de code en C, un bout en Rust, un truc en javascript, l'interface en perl et le serveur en C++... Au bout d'un moment, il faut savoir maintenir une cohérence dans un projet, parce que d'autres êtres humains sont susceptibles de lire le code et d'essayer de modifier le truc.

    Au final, j'ai du mal à comprendre ce principe de la connaissance superficielle des outils. Pour trouver du boulot, peut-être? Mais après, forcément, on risque d'être impliqué des années dans un projet basé sur un ou deux langages, et donc se spécialiser.