• [^] # Re: Journalimse ?

    Posté par . En réponse au journal [Journal Bookmark] Pourquoi et comment j’ai créé un canular sur Wikipédia - PasseurDeScience. Évalué à 5.

    Le problème, c'est qu'à force de grossir le trait, on finit par conforter ceux qui aimeraient bien que les journalistes disparaissent, ou ne racontent que des choses avec lesquelles ils sont d'accord.

    Du coup, je trouve les discours de type «le journal X? Pfff, à la botte du pouvoir/de leur actionnaire, ils ne méritent pas le titre de "journalistes"» assez déplaisant, parce que je ne comprends pas le but.

    1) Montrer qu'on est super-intelligent et super-informé, et qu'on sait mieux que les journalistes? Sur quelle base? Des sources d'info fiables et recoupées, ou bien par le biais d'un filtre idéologique? Dans quelle mesure ça vaut mieux que je journalisme?
    2) Détruire la crédibilité des médias pour s'en débarrasser? Quel modèle de démocratie à l'heure du web 2.0, où plus personne n'a d'autorité particulière pour décider quelles infos sont fiables et quelles info n'ont aucune crédibilité? Il y a une chose dont je suis sûr, c'est qu'on ne peut pas exercer son esprit critique dans un monde où il n'y a aucune fiabilité de l'information ; il n'y a plus rien sur quoi se baser pour estimer la crédibilité d'une source ou d'un fait.

    Le journalisme, c'est comme le code (ou comme l'art, ou comme la politique, ou comme presque n'importe quoi en fait). C'est super facile de critiquer, surtout quand on ne fait absolument rien à part traiter les gens de nazes, de corrompus, ou de fainéants.

    Par exemple, je suis le premier à reprocher à Pierre Barthélémy d'avoir fait n'importe quoi pour "vendre" un papier sans intérêt. Mais est-ce quelqu'un a déja fait mieux? Est-ce qu'il y a une sociologie sérieuse du vandalisme sur Wikipédia, est-ce qu'il y a des données statistiques et scientifiques sur le sujet? On peut reprocher aux gens de faire de la merde, mais si la merde est le top de la qualité dans le domaine, c'est certainement moins facile de faire le difficile.