Que les libristes soient, non sans raison, attachés à leur terminal, avec un petit côté distinction élitiste, qui le niera ?
Ce n'est pas une distinction élitiste – du genre "eh, t'as vu ce que je sais faire?" – mais juste que, pour certains types de tache, les interfaces texte sont la clef de la productivité! En quelques mots: 1. Les traitements textuels sont faciles à sauvegarder pour reproduire plus tard, j'ai juste besoin de copier les commandes dans un fichier. 2. Ils sont faciles à généraliser, en remplaçant les arguments concrets par des variables. 3. Ils sont faciles à combiner, parcequ'un langage le permet. 4. Il est facile de créer des nouveaux traitements.
C'est possible de programmer des logiciels graphiques qui implémentent 1, 2 et 3 mais je ne connais personnellement aucun exemple de tel logiciel. Sous Mac OS-X il y a l'Automator et la possibilité d'enregistrer les évènements d'une application pour faire 1, 2, et 3 mais je n'ai jamais vraiment beaucoup travaillé avec ces possibilités. Pour 4, l'usage d'un langage symbolique semble essentiellement inévitable!
Mais, d'une part, je trouve que des logiciels ou des interfaces propriétaires qui ont du succès et qui sont discutables en terme d'ergonomie (Twitter, Nextflix), ça existe aussi.
Oui, et pas qu'une. Pour ma part les logiciels propriétaires (connus) avec lesquels j'ai travaillé sont: Microsoft Visual Studio (2009 je crois), PHP Storm, Arc GIS, Garage Band, Ableton Live, MS-Office, l'équivalent Apple, iMovie, Apple Mail, GMail (web), JIRA (web) et dans cette liste si les logiciels de musique et ArcGIS tirent leur épingle du jeu, les autres sont vraiment des daubes en matière d'ergonomie ou de productivité.
Et d'autre part, je suis convaincu que s'il y a un savoir faire en ergonomie, design de fonctionnalité, d'interface, comme c'est le cas en typographie par exemple, je suis également convaincu qu'il y entre une part d'habitude.
Et bien oui, concevoir des interface utilisateur c'est aussi une compétence par soi-même. (Fussent-elles textuelles! Certains logiciels en ligne de commande ont aussi des interfaces toutes pourries – comme docker par exemple.)
Pour en venir au texte que tu cites, parler du logiciel libre comme il le fait, c'est comme parler des entrepreneurs en France: il ne s'agit pas d'un groupe homogène et entre des logiciels libres poussés par des entreprises, poussés par des associations, ou essentiellement personnels, il y suffisamment de différences de buts et de fonctionnement différents que des propositions généralistes comme
En fin de compte, il n’y a pas de secret, c’est comme ça que fonctionnent tous les projets. Il faudrait donc admettre qu’il n’en va pas différemment pour le libre, et faire en sorte que tous les métiers soient intégrés dès le départ pour obtenir un résultat probant.
sont, sans restreindre le genre de projets auxquels on les applique, dénuées de sens. Le texte fait des remarques intéressantes et pourrait sans-doute être amélioré.
# Exemple de réponse
Posté par Michaël (site web personnel) . En réponse au journal Le libre et l'expérience utilisateur. Évalué à 4.
Ce n'est pas une distinction élitiste – du genre "eh, t'as vu ce que je sais faire?" – mais juste que, pour certains types de tache, les interfaces texte sont la clef de la productivité! En quelques mots: 1. Les traitements textuels sont faciles à sauvegarder pour reproduire plus tard, j'ai juste besoin de copier les commandes dans un fichier. 2. Ils sont faciles à généraliser, en remplaçant les arguments concrets par des variables. 3. Ils sont faciles à combiner, parcequ'un langage le permet. 4. Il est facile de créer des nouveaux traitements.
C'est possible de programmer des logiciels graphiques qui implémentent 1, 2 et 3 mais je ne connais personnellement aucun exemple de tel logiciel. Sous Mac OS-X il y a l'Automator et la possibilité d'enregistrer les évènements d'une application pour faire 1, 2, et 3 mais je n'ai jamais vraiment beaucoup travaillé avec ces possibilités. Pour 4, l'usage d'un langage symbolique semble essentiellement inévitable!
Deux références que j'aime bien (en anglais):
Oui, et pas qu'une. Pour ma part les logiciels propriétaires (connus) avec lesquels j'ai travaillé sont: Microsoft Visual Studio (2009 je crois), PHP Storm, Arc GIS, Garage Band, Ableton Live, MS-Office, l'équivalent Apple, iMovie, Apple Mail, GMail (web), JIRA (web) et dans cette liste si les logiciels de musique et ArcGIS tirent leur épingle du jeu, les autres sont vraiment des daubes en matière d'ergonomie ou de productivité.
Et bien oui, concevoir des interface utilisateur c'est aussi une compétence par soi-même. (Fussent-elles textuelles! Certains logiciels en ligne de commande ont aussi des interfaces toutes pourries – comme docker par exemple.)
Pour en venir au texte que tu cites, parler du logiciel libre comme il le fait, c'est comme parler des entrepreneurs en France: il ne s'agit pas d'un groupe homogène et entre des logiciels libres poussés par des entreprises, poussés par des associations, ou essentiellement personnels, il y suffisamment de différences de buts et de fonctionnement différents que des propositions généralistes comme
sont, sans restreindre le genre de projets auxquels on les applique, dénuées de sens. Le texte fait des remarques intéressantes et pourrait sans-doute être amélioré.