Je suis d'accord avec ta remarque, c'est faisable techniquement parlant, mais cela ne va pas être simple. Déjà, il y a 5 niveau d'automatisation de véhicules. De 0 : totalement manuel à 4 : totalement autonome en toute circonstance (sans conducteur à bord). La Google car est au niveau 3, c'est à dire qu'il faut un conducteur prêt à reprendre les commandes si le véhicule (ou le conducteur lui-même le décide). Voir Véhicule_autonome : Classification. De ce que j'ai compris, il n'y a pas encore de niveau 4 autorisé à rouler sur nos routes. Tant pis pour ceux qui y voyait un moyen de rentrer bourré de soirée, il faudra encore un conducteur en état de conduire, du moins dans un premier temps.
Mais si je pointe cette faisabilité hypothétique, c'est surtout pour marquer un horizon et le but idéal à atteindre. Ce qui m'intéresse, c'est plus la dynamique de cette évolution que sa finalité. C'est pour ça que je remonte à la création du code de la route pour mettre le point de départ. Ce que je trouve intéressant, c'est que pour parvenir à une automatisation plus ou moins complète, on a commencé par retirer du système toute possibilité d'initiative de la part des conducteurs.
Hors ce qui fait la nature particulière de l'homme par rapport à la machine, c'est justement cette capacité d'initiative. Une fois le système déshumanisé au sens littéral du terme, il est possible de l'automatiser. Il est intéressant de faire alors le parallèle, par exemple, avec l'agriculture ou l'industrie, qui au final suit des processus d'évolution assez similaire. Règlementation et/ou normalisation, mécanisation, automatisation, avec une courbe de croissance sans cesse à la hausse grâce à cela.
Hors je pense que cela va finir par poser problème, si tant est que cela n'en pose pas déjà. Si l'automatisation permet de gagner en sécurité et en efficacité avec un gain économique très important dans tout ces systèmes, elle s'accompagne d'une forme de déshumanisation et rentre en conflit avec les fondements même de notre société où l'individu se réalise par le travail, en se rendant utile a la communauté.
Et en une mise en abime de cet avenir hypothétique, on peut imaginer un passager de voiture autonome qui utiliserait un casque de réalité virtuelle durant son trajet pour jouer à un jeu vidéo où il incarnerait un cowboy, à cheval, dans l'ouest américain au 19eme siècle, avant l'invention de l'automobile et du code de la route, et essayant de retrouver dans la simulation un peu de cette liberté perdue.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
[^] # Re: Le code de la route n'est rien d'autre qu'un ensemble de protocoles pour réseaux routiers
Posté par Big Pete . En réponse au journal Et vous, vous voulez qu'elle fasse quoi votre voiture autonome ?. Évalué à 4.
Je suis d'accord avec ta remarque, c'est faisable techniquement parlant, mais cela ne va pas être simple. Déjà, il y a 5 niveau d'automatisation de véhicules. De 0 : totalement manuel à 4 : totalement autonome en toute circonstance (sans conducteur à bord). La Google car est au niveau 3, c'est à dire qu'il faut un conducteur prêt à reprendre les commandes si le véhicule (ou le conducteur lui-même le décide). Voir Véhicule_autonome : Classification. De ce que j'ai compris, il n'y a pas encore de niveau 4 autorisé à rouler sur nos routes. Tant pis pour ceux qui y voyait un moyen de rentrer bourré de soirée, il faudra encore un conducteur en état de conduire, du moins dans un premier temps.
Mais si je pointe cette faisabilité hypothétique, c'est surtout pour marquer un horizon et le but idéal à atteindre. Ce qui m'intéresse, c'est plus la dynamique de cette évolution que sa finalité. C'est pour ça que je remonte à la création du code de la route pour mettre le point de départ. Ce que je trouve intéressant, c'est que pour parvenir à une automatisation plus ou moins complète, on a commencé par retirer du système toute possibilité d'initiative de la part des conducteurs.
Hors ce qui fait la nature particulière de l'homme par rapport à la machine, c'est justement cette capacité d'initiative. Une fois le système déshumanisé au sens littéral du terme, il est possible de l'automatiser. Il est intéressant de faire alors le parallèle, par exemple, avec l'agriculture ou l'industrie, qui au final suit des processus d'évolution assez similaire. Règlementation et/ou normalisation, mécanisation, automatisation, avec une courbe de croissance sans cesse à la hausse grâce à cela.
Hors je pense que cela va finir par poser problème, si tant est que cela n'en pose pas déjà. Si l'automatisation permet de gagner en sécurité et en efficacité avec un gain économique très important dans tout ces systèmes, elle s'accompagne d'une forme de déshumanisation et rentre en conflit avec les fondements même de notre société où l'individu se réalise par le travail, en se rendant utile a la communauté.
Et en une mise en abime de cet avenir hypothétique, on peut imaginer un passager de voiture autonome qui utiliserait un casque de réalité virtuelle durant son trajet pour jouer à un jeu vidéo où il incarnerait un cowboy, à cheval, dans l'ouest américain au 19eme siècle, avant l'invention de l'automobile et du code de la route, et essayant de retrouver dans la simulation un peu de cette liberté perdue.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.