la société a évolué dans un sens où, comme je l'ai dit, c'est souvent nécessaire aujourd'hui, ou facile de se retrouver pris au piège dans une situation où c'est nécessaire
Je trouve amusant que tu qualifies de « piège » le fait que la voiture soit capable de résoudre des besoins que d'autres dispositifs comme les transports en commun sont incapables de résoudre. Cela montre que tu continues de partir du jugement a priori que « la voiture, c'est mal » : si on en devient dépendant, il faut tout faire pour en sortir. Mais apparemment, si on devient dépendant des transports en commun, ce n'est pas un problème...
Je ne dis pas, de toutes façons, qu'il faut les bannir complètement : juste limiter leur utilisation, vu que, étant donné la sur-production, on peut clairement augmenter le coût de la production agricole pour améliorer la qualité
Qui va prendre en charge le surcoût ? Quand les prix des produits alimentaires augmentent, les consommateurs râlent. Quand les revenus des agriculteurs diminuent, les médias en font leurs choux gras et on pleure des larmes de crocodile sur leur sort. Je ne vois pas où tu comptes répercuter le surcoût induit par une baisse de rendement ou de productivité agricole...
Il y a bien sûr le mythe de la grande distribution qui s'arrogerait tous les bénéfices. Mais la réalité est différente : si la grande distribution s'est imposée, c'est aussi parce qu'elle est capable de proposer des prix alimentaires moins élevés que les petites boutiques d'antan. Et le mouvement s'est amplifié avec l'apparition des supermarchés « discount ».
La nourriture aujourd'hui est extrêmement bon marché
Je suis d'accord que c'est vrai à l'échelle historique, mais je doute que ce soit un argument suffisant pour convaincre les gens que leur budget alimentation doit augmenter de, par exemple, 20%. On ne réussit pas une politique en annonçant aux gens que leur niveau de vie va régresser cinquante ans en arrière.
Ce n'est pas parce que toi ou moi sommes prêts à dépenser plus d'argent pour manger « mieux » (en définissant « mieux » de façon subjective en réalité, car c'est un jugement culturel) que c'est le cas de tout le monde, surtout chez ceux qui ont des revenus faibles. Pour une grande partie des gens, la nourriture bon marché leur permet d'acheter quelques loisirs, biens ou services annexes.
[^] # Re: Et puis c'est pas comme si c'était la première cause de mortalité en France
Posté par Antoine . En réponse au journal Morts du cancer, quelle honte !. Évalué à 2.
Je trouve amusant que tu qualifies de « piège » le fait que la voiture soit capable de résoudre des besoins que d'autres dispositifs comme les transports en commun sont incapables de résoudre. Cela montre que tu continues de partir du jugement a priori que « la voiture, c'est mal » : si on en devient dépendant, il faut tout faire pour en sortir. Mais apparemment, si on devient dépendant des transports en commun, ce n'est pas un problème...
Qui va prendre en charge le surcoût ? Quand les prix des produits alimentaires augmentent, les consommateurs râlent. Quand les revenus des agriculteurs diminuent, les médias en font leurs choux gras et on pleure des larmes de crocodile sur leur sort. Je ne vois pas où tu comptes répercuter le surcoût induit par une baisse de rendement ou de productivité agricole...
Il y a bien sûr le mythe de la grande distribution qui s'arrogerait tous les bénéfices. Mais la réalité est différente : si la grande distribution s'est imposée, c'est aussi parce qu'elle est capable de proposer des prix alimentaires moins élevés que les petites boutiques d'antan. Et le mouvement s'est amplifié avec l'apparition des supermarchés « discount ».
Je suis d'accord que c'est vrai à l'échelle historique, mais je doute que ce soit un argument suffisant pour convaincre les gens que leur budget alimentation doit augmenter de, par exemple, 20%. On ne réussit pas une politique en annonçant aux gens que leur niveau de vie va régresser cinquante ans en arrière.
Ce n'est pas parce que toi ou moi sommes prêts à dépenser plus d'argent pour manger « mieux » (en définissant « mieux » de façon subjective en réalité, car c'est un jugement culturel) que c'est le cas de tout le monde, surtout chez ceux qui ont des revenus faibles. Pour une grande partie des gens, la nourriture bon marché leur permet d'acheter quelques loisirs, biens ou services annexes.