Heu, ça n'a à peu près rien à voir. Kerviel était un salarié d'une banque, pas un gérant. Il faisait ce qu'on lui disait. On lui a tout foutu sur le dos en faisant croire que la banque n'y était pour rien, ce qui s'appelle prendre les gens pour des cons.
Euh... pour le cas Kerviel, c'est un peu plus compliqué que cela. ;-)
C'est un trader qui s'est retrouvé avec des titres foireux en prenant des risques et qui a cherché à dissimuler la situation le plus longtemps possible avant que tout ne lui explose à la gueule. Ensuite, la SG et ses supérieurs ont nié être au courant de ses agissements. Sur ce point, soit ils sont incompétents, soit ils ont bien laisser faire dans un premier temps tant que ça les arranger. Mais, quoiqu'il en soit, il n'a pas exécuté des ordres venant d'au-dessus.
Mes sources : un des ses collègues trader, qui s'est retrouvé avec la brigade financière sur le dos pendant un mois, car Kerviel lui avait demandé de passer des ordres d'achats et ventes pour lui afin de cacher la poussière sous le tapis en diluant ses opérations.
Cela étant, avec leur politique de management, il ne faut pas s'étonner si ce genre de situation peut se produire. Je me souviens encore de ma copine de l'époque, qui travaillait comme analyste sur le même plateau que Kerviel à la défense, et qui un soir était revenue fascinée par le discours de leur manager (qui était donc aussi celui de Kerviel), discours se concluant par un splendide : « don't give me reasons, give me results ! » (il faut le lire avec un ton guerrier et conquérant ;-).
Et le plus drôle, dans l'histoire, c'est que les trois personnes dont je parle se disent « de gauche ».
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: autre lien
Posté par kantien . En réponse au journal [HS] Des disruptifs à la pointe... Dans le mélange des genres. Évalué à 8. Dernière modification le 20 décembre 2016 à 16:51.
Euh... pour le cas Kerviel, c'est un peu plus compliqué que cela. ;-)
C'est un trader qui s'est retrouvé avec des titres foireux en prenant des risques et qui a cherché à dissimuler la situation le plus longtemps possible avant que tout ne lui explose à la gueule. Ensuite, la SG et ses supérieurs ont nié être au courant de ses agissements. Sur ce point, soit ils sont incompétents, soit ils ont bien laisser faire dans un premier temps tant que ça les arranger. Mais, quoiqu'il en soit, il n'a pas exécuté des ordres venant d'au-dessus.
Mes sources : un des ses collègues trader, qui s'est retrouvé avec la brigade financière sur le dos pendant un mois, car Kerviel lui avait demandé de passer des ordres d'achats et ventes pour lui afin de cacher la poussière sous le tapis en diluant ses opérations.
Cela étant, avec leur politique de management, il ne faut pas s'étonner si ce genre de situation peut se produire. Je me souviens encore de ma copine de l'époque, qui travaillait comme analyste sur le même plateau que Kerviel à la défense, et qui un soir était revenue fascinée par le discours de leur manager (qui était donc aussi celui de Kerviel), discours se concluant par un splendide : « don't give me reasons, give me results ! » (il faut le lire avec un ton guerrier et conquérant ;-).
Et le plus drôle, dans l'histoire, c'est que les trois personnes dont je parle se disent « de gauche ».
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.