• [^] # Re: Salade composée

    Posté par . En réponse au journal Faut-il renoncer à se rétribuer quand on produit un bien commun ?. Évalué à 5.

    Donc les artisans semenciers (souvent ce sont des sociétés) produisent parfois, mais toujours sélectionnent ("développent"), permettent la reproduction de qualité, commercialisent et défendent des graines non propriétaires, sans brevets, ... dites "population".

    Je voudrais signaler tout de même qu'un brevet a une durée de validité limitée (20 ans, il me semble). Donc même une semence "brevetée" finit par passer dans le domaine public au bout d'un délai raisonnable (20 ans, c'est très long en informatique mais pas en agriculture).

    Au-delà, je trouve qu'il a une confusion dans ce discours. C'est quoi une "graine non propriétaire" ? L'opposition libre / propriétaire s'explique bien dans le monde des oeuvres de l'esprit, beaucoup moins dans le monde des objets physiques où même un objet non breveté a un coût de production non-négligeable et ne se reproduit pas à l'infini en claquant (quasiment) des doigts.

    Quant à la "reproduction de qualité", c'est un jugement de valeur gratuit et hors sujet. Il y a des artisans qui font du bon travail et des artisans qui font de la merde ; pareil chez les multinationales. Si vraiment Monsanto ne fait que des produits de merde, comment expliques-tu que les agriculteurs aillent volontiers se fournir chez Monsanto, plutôt que chez les gentils artisans-qui-font-de-la-qualité ?