• [^] # Re: Si tu sais compiler un noyau, tu sais faire un gâteau

    Posté par . En réponse à la dépêche Si tu sais compiler un noyau, tu sais faire un gâteau. Évalué à 2.

    Puisqu'il le faut... allons-y.
    alors
    Si je passe sur les attaques personnelles, qui font toujours plaisir, tu espères en écrivant ceci que quelqu'un succombera à la tentation de montrer un mépris dégoulinant, se désignant aux autres comme à lui-même comme quelqu'un qui refuserait tout débat basé sur des arguments et le maintiendrait sur le plan émotionnel.

    Mea culpa pour avoir dit "branque" et "malhonnête", il s'agissait là d'un sentiment plutôt que d'une sentence impérieuse. Le reste du post n'est pas du même métal (je parlerai de la lettre reproduite plus tard). J'entends siffler le procès d'intention au loin...
    Bref tu espères qu'on ne te répondra pas, et que voilà donc une vérité absolue et définitive. CQFD.
    D'ailleurs le voilà, et bien gras en plus. On en mangerait :)
    Et la suite est du même métal...

    "Et non, je ne vais pas en prendre le contrepied. Je voudrais simplement suggérer une remise en perspective pour éliminer le biais lié à notre époque, aux effets de mode et revenir dans un contexte plus général. "
    Et c'est tout à ton honneur, mais la technique du "recentrage" (cf Shopenhauer, l'art d'avoir toujours raison) est bien mal articulée ici. Mais repositionnons, repositionons...
    Au début étaient les nuages de gaz, ça sentait pas bon mais ça ne dérangeait personne puisque la notion même de personne n'existait pas. Ensuite on a eu le Soleil, les planètes, l'eau liquide et les protozoaires, multicellulaires etc, croassez et multipliez. Tout ce monde-là avait faim, s'est nourri de gaz, de tout ça et... non je ne suis pas le darwiniste ultra libéral qu'on espère, juste quelqu'un qui se dit que le monde est a-juste et que chacun se fait sa niche en équilibre avec ses voisins, construit sa petite vie en lui donnant un sens à son échelle, sans rapport apparent avec celui qu'on lui donnerait à plus grande échelle.
    Ca c'est de la rupture d'échelle! Essayer de casser les prédicats du débat pour arriver dans des considérations qui s'en éloignent est là encore digne d'un manuel de force de vente. (tu peux cocher la case "attaques personnelles" si tu veux).

    Ainsi je continue mon petit bonhomme de projet dans mon coin<, mène une vie aussi heureuse que ma propension à l'être et les circonstances m'y autorisent, et je suis heureux à chaque pas dans ma direction du chemin accompli, même si en un instant tout devait s'arrêter à cause d'une crise cardiaque, d'une guerre, parce qu'un trou noir a gobé le système solaire ou qu'on n'a pas pu résister à la tentation d'appuyer sur le bouton "reset universe".

    Ensuite arrive des considérations lénifiantes (non je n'ai pas dit qu'elles étaient fausses, j'ai dit que ça n'apportait rien au débat) et de l'humour potache (si j'y suis sensible n'est pas la question)
    pour arriver à :


    La vraie question, c'est de trouver comment permettre à chacun quelque soit sa position, de trouver un ou plusieurs sens lui permettant de s'impliquer dans ce qui fait qu'il existe, faute de quoi c'est comme s'il n'existait pas.


    Pourquoi pas! Et les végétariens dans tout ça? La rupture d'échelle précède généralement une focalisation plus propice à l'orateur... mais là, non. Peut-être plus tard ?

    Voyons la suite :
    Comme tu ne vas pas me répondre de suite, j'en profite pour souligner l'omniprésence dans ton discours de l'image qu'on doit avoir de soi.
    Apparement tu projettes tes démons... si c'est à la perception du corps du je parlais plus haut, c'est *justement* une question de perception du corps, de l'univers.... mais je ne veux pas tomber dans tes travers :)

    Bon voilà pour la forme.
    Je vais maintenant préciser un peu plus mon propos.
    Je ne suis pas forcément d'accord avec la lettre que j'ai publiée (cf 1ere ligne du post : soutien aveugle de l'antispécisme) qui n'est pas de moi (elle est d'ailleurs sourcée).
    Je voulais juste attirer votre attention sur les "bonnes blagues" que nous ne prenons pas pour des arguments, sur les végé*iens:
    Multipiliez la bonne blague par tous les repas par tous les jours de la semaine, ça finit par être super lourd. Et c'est pour ça que je comprends l'auteur. C'est comme déconner sur la couleur de peau de quelqu'un, si c'est récurrent à outrance, ca finit par être blessant (J'ai mis ça juste pour le godwin que tu m'as promis plus haut, je l'avoue).

    Il est des pays où le régime alimentaire végétarien n'a rien d'insolite. Laissons de coté l'Inde et les autres pays où c'est une affaire de religion, et allons plutot voir chez nos voisins :
    En Grande-Bretagne, en Allemagne, aux Pays Bas, en Scandinavie, être végétarien est un trait comme un autre, completement intégré. Machin n'aime pas le fromage, truc mange épicé, et bidule est végétarien. La politisation vient parfois avec le stygmate, et je me demande si la radicalité de certains végé*iens en France n'est pas une défense face au marquage quotidien...

    Quod erat demonstrandum.