C'est fort.
Si je passe sur les attaques personnelles, qui font toujours plaisir, tu espères en écrivant ceci que quelqu'un succombera à la tentation de montrer un mépris dégoulinant, se désignant aux autres comme à lui-même comme quelqu'un qui refuserait tout débat basé sur des arguments et le maintiendrait sur le plan émotionnel.
Bref tu espères qu'on ne te répondra pas, et que voilà donc une vérité absolue et définitive. CQFD.
Je marche donc sur des oeufs minés en te répondant.
Tu as heureusement concentré le fond, arguments et exemples, de ta contribution en peu de phrases, que je reproduis ici : [...] Il faut ajouter à votre vocabulaire l'expression antispécisme, le spécisme consistant à privilégier systématiquement les intérêts des êtres humains au détriment des autres [...]. Que vous avez la tête de ceux qui s'opposèrent il n'y a pas si longtemps à l'abolition de l'esclavage ou aux droits des femmes. De l'avis desquels on s'est fort bien passés.
Et non, je ne vais pas en prendre le contrepied. Je voudrais simplement suggérer une remise en perspective pour éliminer le biais lié à notre époque, aux effets de mode et revenir dans un contexte plus général.
Au début étaient les nuages de gaz, ça sentait pas bon mais ça ne dérangeait personne puisque la notion même de personne n'existait pas. Ensuite on a eu le Soleil, les planètes, l'eau liquide et les protozoaires, multicellulaires etc, croassez et multipliez. Tout ce monde-là avait faim, s'est nourri de gaz, de tout ça et... non je ne suis pas le darwiniste ultra libéral qu'on espère, juste quelqu'un qui se dit que le monde est a-juste et que chacun se fait sa niche en équilibre avec ses voisins, construit sa petite vie en lui donnant un sens à son échelle, sans rapport apparent avec celui qu'on lui donnerait à plus grande échelle.
Ainsi je continue mon petit bonhomme de projet dans mon coin<, mène une vie aussi heureuse que ma propension à l'être et les circonstances m'y autorisent, et je suis heureux à chaque pas dans ma direction du chemin accompli, même si en un instant tout devait s'arrêter à cause d'une crise cardiaque, d'une guerre, parce qu'un trou noir a gobé le système solaire ou qu'on n'a pas pu résister à la tentation d'appuyer sur le bouton "reset universe".
Je m'inclus totalement dans un schéma ou chacun, selon ses moyens d'action et de perception, se construit une image de la vie et de ses fins, qu'il soit une cellule de l'épiderme d'un éléphant, une plante, un programme d'ordinateur ou une institution bureaucratique.
Je suis par contre opposé à la sodomie des pauvres mouches, surtout quand on parle de sécurité alimentaire.
La vraie question, c'est de trouver comment permettre à chacun quelque soit sa position, de trouver un ou plusieurs sens lui permettant de s'impliquer dans ce qui fait qu'il existe, faute de quoi c'est comme s'il n'existait pas.
[^] # Re: Si tu sais compiler un noyau, tu sais faire un gâteau
Posté par feth . En réponse à la dépêche Si tu sais compiler un noyau, tu sais faire un gâteau. Évalué à 5.
Si je passe sur les attaques personnelles, qui font toujours plaisir, tu espères en écrivant ceci que quelqu'un succombera à la tentation de montrer un mépris dégoulinant, se désignant aux autres comme à lui-même comme quelqu'un qui refuserait tout débat basé sur des arguments et le maintiendrait sur le plan émotionnel.
Bref tu espères qu'on ne te répondra pas, et que voilà donc une vérité absolue et définitive. CQFD.
Je marche donc sur des oeufs minés en te répondant.
Tu as heureusement concentré le fond, arguments et exemples, de ta contribution en peu de phrases, que je reproduis ici :
[...] Il faut ajouter à votre vocabulaire l'expression antispécisme, le spécisme consistant à privilégier systématiquement les intérêts des êtres humains au détriment des autres [...]. Que vous avez la tête de ceux qui s'opposèrent il n'y a pas si longtemps à l'abolition de l'esclavage ou aux droits des femmes. De l'avis desquels on s'est fort bien passés.
Et non, je ne vais pas en prendre le contrepied. Je voudrais simplement suggérer une remise en perspective pour éliminer le biais lié à notre époque, aux effets de mode et revenir dans un contexte plus général.
Au début étaient les nuages de gaz, ça sentait pas bon mais ça ne dérangeait personne puisque la notion même de personne n'existait pas. Ensuite on a eu le Soleil, les planètes, l'eau liquide et les protozoaires, multicellulaires etc, croassez et multipliez. Tout ce monde-là avait faim, s'est nourri de gaz, de tout ça et... non je ne suis pas le darwiniste ultra libéral qu'on espère, juste quelqu'un qui se dit que le monde est a-juste et que chacun se fait sa niche en équilibre avec ses voisins, construit sa petite vie en lui donnant un sens à son échelle, sans rapport apparent avec celui qu'on lui donnerait à plus grande échelle.
Ainsi je continue mon petit bonhomme de projet dans mon coin<, mène une vie aussi heureuse que ma propension à l'être et les circonstances m'y autorisent, et je suis heureux à chaque pas dans ma direction du chemin accompli, même si en un instant tout devait s'arrêter à cause d'une crise cardiaque, d'une guerre, parce qu'un trou noir a gobé le système solaire ou qu'on n'a pas pu résister à la tentation d'appuyer sur le bouton "reset universe".
Je m'inclus totalement dans un schéma ou chacun, selon ses moyens d'action et de perception, se construit une image de la vie et de ses fins, qu'il soit une cellule de l'épiderme d'un éléphant, une plante, un programme d'ordinateur ou une institution bureaucratique.
Je suis par contre opposé à la sodomie des pauvres mouches, surtout quand on parle de sécurité alimentaire.
La vraie question, c'est de trouver comment permettre à chacun quelque soit sa position, de trouver un ou plusieurs sens lui permettant de s'impliquer dans ce qui fait qu'il existe, faute de quoi c'est comme s'il n'existait pas.