• [^] # Re: Heu... il y a que moi qui ait compris que c'était plutôt une dénonciation indirecte de Google ?

    Posté par . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 7.

    J'aurais tendance à penser que l'acte, en tant que tel, qui pourrait rendre une plainte recevable serait le suivant : la devise dans le bandeau du header (« Toutes les infos sur l'IVG dont vous avez besoin : médicales, psychologiques, juridiques ou sociales. ») et l'absence d'«À propos».

    Encore une fois, je ne sais pas comment vous pouvez (avec j-c_32) imaginer que réglementer ce qu'on peut tout simplement écrire — en dehors des catégories bien définies que j'ai déjà évoquées — sur un média « inerte » soit quelque-chose d'acceptable dans une démocratie comme la nôtre. Vous êtes ainsi tout simplement en train d'étendre les interdictions à la liberté d'expression qui existent déjà. Admettez-le au moins ! Et ce que critique LQDN, c'est que ça soit passé « comme ça » dans une loi sans que beaucoup de gens s'en émeuvent. Enfin si, on a eu un éditorial du Monde : http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/12/03/la-defense-maladroite-de-l-ivg_5042868_3224.html

    Ce genre de contrôle de la pensée (« vous pouvez écrire ça mais seulement si vous écrivez ça ») n'est pas pour moi un cadre acceptable dans une démocratie, en dehors d'exceptions réduites et bien définies, et qu'on ne change pas tous les quatre matins pour les circonstances du jour.

    Et ça tombe bien que tu prennes l'exemple du Gorafi. Sa devise («Toute l'information selon des sources contradictoires») détourne une tournure courante des devises des journaux («Toute l'information qui vaut la peine d'être imprimée», pour ne citer que celle-là). La caricature est déjà claire à ce niveau, mais si cela ne suffisait pas à tous, l'à propos vient lever le dernier voile d'ambiguïté quant à la vocation humoristique du site et de son contenu.

    Donc aujourd'hui pour avoir le droit de faire de l'humour il faut le déclarer publiquement ? Il faudrait un registre des humoristes peut-être ? Est-ce que Dieudonné entre dedans ? Encore une fois, vous prônez le contrôle de la pensée.

    mais une extension du droit de la presse (et donc de ses devoirs) aux médias numériques qui s'afficheraient comme des médias d'information.

    Peux-tu me dire, dans ta formulation, quels droits auraient-ils en plus ? De la manière dont tu en parles, j'ai l'impression que ce ne sont que des nouvelles contraintes que tu souhaites amener. « Pour le bien », tu te dis, sûrement, mais l'enfer est pavé de bonnes intentions.

    Non pas parce que les gouvernements et le corps politique seraient malveillants, simplement parce que c'est déjà le cas en pratique, que de plus en de gens utilisent les nouveaux médias comme des médias d'information (et je ne dis pas que c'est un mal).

    Ah, par contre ça moi j'aurais tendance à dire que c'est un mal...

    L'actualité récente l'a confirmé avec force, par exemple pendant l'élection de Trump (je pense à un article du Guardian, mais il y en a eu une pelletée sur le sujet ces derniers temps).

    Et je ne pense pas que cela sera forcément une mauvaise chose si c'est bien le chemin que l'on prend.

    C'est marrant, donc en fait tu prônes exactement la proposition hypothétique (pour montrer l'absurdité de cette loi) que j'ai faite de réglementer les médias pour éviter les « fausses actualités », c'est ça ? Et bien ça me fait peur que ce genre d'idée semble plutôt acceptée dans l'opinion, car c'est exactement la police de la pensée qui est si bien décrite dans l'Histoire et les romans...