Mais justement, c'est là est toute la nuance : là on parle de quelqu'un qui va délibérément sur un site, composer un numéro vert d'elle-même. La vraie question est de savoir pourquoi des gens se retrouvent à faire ça, plutôt que de pénaliser l'existence d'une page web racontant des conneries (qui sont des écrits qui ne sont pas condamnables tels-quels ; encore une fois, c'est différent de raconter les-dits écrits à la tête d'une personne en détresse). Les gens font ça parce que notre société a accepté qu'il y a un oracle magique sur lequel nous n'avons aucun contrôle et qui présente de la merde dans ces résultats, parce qu'il n'en a rien à foutre des lois de la république (même celles sur la domiciliation fiscale).
C'est vraiment débile d'en arriver à ce genre de loi parce qu'on ne peut soit-disant « rien faire » à propos de cet oracle. C'est ce que dit Philip Marlowe un peu plus haut :
le moyen d'action fourni par la loi est le seul dont disposent ceux qui gouvernent pour lutter ceux qui jouent sur les vices du page ranking pour propager de manière fallacieuse leurs idées moisies, qui ont actuellement le vent en poupe.
On ne devrait pas en arriver à faire des lois dangereuses pour la liberté d'expression parce qu'on ne veut pas parler du problème de l'hégémonie de Google par simplement sur Internet, mais comme point central de la connaissance de notre société aujourd'hui ! C'est l'éléphant dans la salle – comme disent les anglais — que personne ne veut voir.
Encore une fois, le vrai débat n'a pour moi rien à voir avec le problème bien réel des pressions exercées sur les femmes, sur lequel je suis entièrement d'accord qu'il faut faire quelque-chose. Mais le problème n'est pas d'interdire la mise à disposition, mais de faire quelque-chose contre la position du moteur de recherche dans notre société. Forcément, c'est un problème un peu plus large et difficile à appréhender.
[^] # Re: Heu... il y a que moi qui ait compris que c'était plutôt une dénonciation indirecte de Google ?
Posté par benoar . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 8.
Mais justement, c'est là est toute la nuance : là on parle de quelqu'un qui va délibérément sur un site, composer un numéro vert d'elle-même. La vraie question est de savoir pourquoi des gens se retrouvent à faire ça, plutôt que de pénaliser l'existence d'une page web racontant des conneries (qui sont des écrits qui ne sont pas condamnables tels-quels ; encore une fois, c'est différent de raconter les-dits écrits à la tête d'une personne en détresse). Les gens font ça parce que notre société a accepté qu'il y a un oracle magique sur lequel nous n'avons aucun contrôle et qui présente de la merde dans ces résultats, parce qu'il n'en a rien à foutre des lois de la république (même celles sur la domiciliation fiscale).
C'est vraiment débile d'en arriver à ce genre de loi parce qu'on ne peut soit-disant « rien faire » à propos de cet oracle. C'est ce que dit Philip Marlowe un peu plus haut :
On ne devrait pas en arriver à faire des lois dangereuses pour la liberté d'expression parce qu'on ne veut pas parler du problème de l'hégémonie de Google par simplement sur Internet, mais comme point central de la connaissance de notre société aujourd'hui ! C'est l'éléphant dans la salle – comme disent les anglais — que personne ne veut voir.
Encore une fois, le vrai débat n'a pour moi rien à voir avec le problème bien réel des pressions exercées sur les femmes, sur lequel je suis entièrement d'accord qu'il faut faire quelque-chose. Mais le problème n'est pas d'interdire la mise à disposition, mais de faire quelque-chose contre la position du moteur de recherche dans notre société. Forcément, c'est un problème un peu plus large et difficile à appréhender.