Tu caches ta bigoterie sous des dehors de défense de la liberté d'expression. Tu sais quoi ? C'est exactement ce que cette loi veut réprimer.
Que l’état veuille par la loi réprimer la liberté d’une catégorie de personnes discriminables selon un fait social, cela est tout à fait réalisable et a été réalisé mainte fois : les noyades de Nantes étaient légales, tout comme les goulags ou les déportations de tziganes, par exemple.
influencer les gens à faire quelque chose pour lequel ils n'ont pas consenti
Es-tu réellement persuadé que toutes les IVG sont totalement, librement et pleinement consenties ? Quand une grossesse a commencé, quelqu’en soit l’issue, beaucoup espèrent retrouver leur vie « comme avant », très rares sont celles qui le revendiquent, quelqu’en soit l’issue.
Quelqu’en soit l’issue, quelque chose a changé irrémédiablement, et quelqu’en soit l’issue, cet après est un après, cet après, quel qu’il soit, est-il pleinement consenti ? L’État Français se porte-t-il garant du de la liberté du consentement à l’IVG et en prend-il les moyens ? Il ne suffit pas de taire ceux qui parlent maternité pour garantir la liberté de l’IVG et son plein consentement... Faire taire les « bigots » par la force de la loi n’a jamais donné à quiconque une quelconque liberté, ni pour les bigots, ni pour les autres.
On aurait beau détacher toute tradition philosophique, culturelle, spirituelle ou détacher quelconque connaissance, expérience ou rationalité etc. il reste un fait indiscutable : le corps féminin ne tolère pas bien la mort de l’autre qui se développe à l’intérieur de lui-même. Le corps féminin ne prévoit pas la mort de cet autre de manière ordinaire, et lorsque cette mort survient naturellement à cause d’une grave malformation de cet autre par exemple, le corps féminin n’est pas constitué pour faire l’expérience de cette mort à l’intérieur de soit de manière sereine et apaisée. C’est un fait, et tous les désirs du monde ne changent pas cet état de fait, il faut vivre avec le fait que ça se vit mal, ordinairement, et que le corps féminin n’aime pas ça. Regretter que cet état de fait soit un était de fait n’apporte aucune aide quant à son expérience. Regretter de mal vivre quelque chose n’a jamais aidé à mieux vivre cette chose. Ainsi, le malaise est ordinairement un état de fait, et quand bien même ce malaise serait préféré, cette préférence est-elle libre ? l’état garantit-il la liberté de cette préférence ? L’état garantit-il le plein consentement à ce malaise ? Le projet de loi actuellement débattu à l’assemblée travaille-t-il réellement à ce consentement et à cette liberté ?
Le silence des uns garantit-il la liberté des autres ? Le silence du bigot est-il par nature capable de fournir à l’athée sa liberté ? L’athée doit-il compter sur le bigot pour, en obtenant de lui le silence, trouver sa propre liberté.
Par ailleurs, pour l’exercice j’oppose athée à bigot, mais je le fait à défaut de réel antonyme parce que l’opposition est facile puisque l’athée n’est pas sensé être bigot, cette opposition maladroite fonctionne dans la limite du présent exercice, mais en réalité, la bigoterie se réfère plus à la superstition qu’à la foi (le croyant non-superstitieux n’est pas bigot). L’accusation de superstition doit être soutenue par un argumentaire recevable.
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
[^] # Re: Fausse route
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à -1. Dernière modification le 02 décembre 2016 à 19:51.
Que l’état veuille par la loi réprimer la liberté d’une catégorie de personnes discriminables selon un fait social, cela est tout à fait réalisable et a été réalisé mainte fois : les noyades de Nantes étaient légales, tout comme les goulags ou les déportations de tziganes, par exemple.
Es-tu réellement persuadé que toutes les IVG sont totalement, librement et pleinement consenties ? Quand une grossesse a commencé, quelqu’en soit l’issue, beaucoup espèrent retrouver leur vie « comme avant », très rares sont celles qui le revendiquent, quelqu’en soit l’issue.
Quelqu’en soit l’issue, quelque chose a changé irrémédiablement, et quelqu’en soit l’issue, cet après est un après, cet après, quel qu’il soit, est-il pleinement consenti ? L’État Français se porte-t-il garant du de la liberté du consentement à l’IVG et en prend-il les moyens ? Il ne suffit pas de taire ceux qui parlent maternité pour garantir la liberté de l’IVG et son plein consentement... Faire taire les « bigots » par la force de la loi n’a jamais donné à quiconque une quelconque liberté, ni pour les bigots, ni pour les autres.
On aurait beau détacher toute tradition philosophique, culturelle, spirituelle ou détacher quelconque connaissance, expérience ou rationalité etc. il reste un fait indiscutable : le corps féminin ne tolère pas bien la mort de l’autre qui se développe à l’intérieur de lui-même. Le corps féminin ne prévoit pas la mort de cet autre de manière ordinaire, et lorsque cette mort survient naturellement à cause d’une grave malformation de cet autre par exemple, le corps féminin n’est pas constitué pour faire l’expérience de cette mort à l’intérieur de soit de manière sereine et apaisée. C’est un fait, et tous les désirs du monde ne changent pas cet état de fait, il faut vivre avec le fait que ça se vit mal, ordinairement, et que le corps féminin n’aime pas ça. Regretter que cet état de fait soit un était de fait n’apporte aucune aide quant à son expérience. Regretter de mal vivre quelque chose n’a jamais aidé à mieux vivre cette chose. Ainsi, le malaise est ordinairement un état de fait, et quand bien même ce malaise serait préféré, cette préférence est-elle libre ? l’état garantit-il la liberté de cette préférence ? L’état garantit-il le plein consentement à ce malaise ? Le projet de loi actuellement débattu à l’assemblée travaille-t-il réellement à ce consentement et à cette liberté ?
Le silence des uns garantit-il la liberté des autres ? Le silence du bigot est-il par nature capable de fournir à l’athée sa liberté ? L’athée doit-il compter sur le bigot pour, en obtenant de lui le silence, trouver sa propre liberté.
Par ailleurs, pour l’exercice j’oppose athée à bigot, mais je le fait à défaut de réel antonyme parce que l’opposition est facile puisque l’athée n’est pas sensé être bigot, cette opposition maladroite fonctionne dans la limite du présent exercice, mais en réalité, la bigoterie se réfère plus à la superstition qu’à la foi (le croyant non-superstitieux n’est pas bigot). L’accusation de superstition doit être soutenue par un argumentaire recevable.
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