Si je tiens un site qui dit "je trouve que l'IVG c'est pas bien", la question que je me pose n'est pas "est-ce que la loi va m'inquiéter ?" mais "est-ce que je suis sûr qu'elle ne va pas m'inquiéter ?" ainsi que "même si je le gagne, est-ce que j'ai envie d'un procès ?"
Dans ce cas, il existe déjà des centaines de lois bien plus efficaces pour t'attaquer là-dessus.
Mais ces lois n'ont jamais été appliquées.
Tout simplement parce que ça ne marche pas: le gouvernement n'est pas tout puissant, il ne peut pas faire quelque chose sans créer de réactions ou sans impliquer des instances qu'il ne contrôle pas totalement.
Après, on peut ressortir les rares cas où des dérives ont existé.
Mais ces exemples sont justement la preuve que ce n'est pas vraiment un problème:
1) soit la stratégie a été un échec parce que ça a fait plus de tort au gouvernement à cause de la mauvaise pub, soit elle a eu lieu sur un sujet dont la grande majorité de la population ne considère pas important (auquel cas le sujet n'était pas un danger pour le gouvernement)
2) les initiatives ne se sont pas arrêtées par peur de représailles.
Le risque zéro n'existe jamais. Ici, le risque n'est pas zéro, mais il est très très faible: la grande majorité des gens raisonnables te défendront toi.
C'est là la subtilité: tu n'as pas besoin d'un risque zéro pour avoir une société qui fonctionne bien. Tu as un système qui "bascule" dès qu'on passe un seuil de liberté d'expression, et qui fait que même des petites contraintes n'ont que des effets de bord, et pas des effets massifs. Les effets de bord, ce n'est pas idéal, mais ce n'est PAS un problème.
L'exemple que tu donnes est bon: il y a un déséquilibre dans le droit d'auteur. Pourtant, je peux quand même obtenir des musiques de domaines public. Alors, oui, ce serait bien mieux si toi et les autres comme toi pouvaient diffuser, ça faciliterait grandement les choses. Mais c'est plus une question de confort que de liberté.
La vraie question est : «comment mettre la bonne information chez les personnes qui en ont besoin ?» et non «comment faire taire ceux qui mettent des mauvaises informations ?».
Plus tu favorises "la bonne information chez les personnes qui en ont besoin", plus tu crées des moyens pour la mauvaise information de les atteindre (à moins de forcer les gens à regarder la chaîne national avec la bon mot du président).
Il ne faut pas se leurrer: les fausses informations ont toujours un coup d'avance sur une minorité de la population.
Mais c'est avant tout un faux dilemme: l'un n'empêche pas l'autre.
Je ne pense pas qu'il soit sain de voir des gens essayer de faire du mal au bien commun et de réagir en disant "certes, c'est pas gentil, mais on va les laisser faire". Si tu fais du mal au bien commun, dans une société saine, il faut que tu sois "puni".
[^] # Re: Merci la quadrature
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Désolé, la Quadrature, mais tu fais fausse route. Évalué à 3.
Dans ce cas, il existe déjà des centaines de lois bien plus efficaces pour t'attaquer là-dessus.
Mais ces lois n'ont jamais été appliquées.
Tout simplement parce que ça ne marche pas: le gouvernement n'est pas tout puissant, il ne peut pas faire quelque chose sans créer de réactions ou sans impliquer des instances qu'il ne contrôle pas totalement.
Après, on peut ressortir les rares cas où des dérives ont existé.
Mais ces exemples sont justement la preuve que ce n'est pas vraiment un problème:
1) soit la stratégie a été un échec parce que ça a fait plus de tort au gouvernement à cause de la mauvaise pub, soit elle a eu lieu sur un sujet dont la grande majorité de la population ne considère pas important (auquel cas le sujet n'était pas un danger pour le gouvernement)
2) les initiatives ne se sont pas arrêtées par peur de représailles.
Le risque zéro n'existe jamais. Ici, le risque n'est pas zéro, mais il est très très faible: la grande majorité des gens raisonnables te défendront toi.
C'est là la subtilité: tu n'as pas besoin d'un risque zéro pour avoir une société qui fonctionne bien. Tu as un système qui "bascule" dès qu'on passe un seuil de liberté d'expression, et qui fait que même des petites contraintes n'ont que des effets de bord, et pas des effets massifs. Les effets de bord, ce n'est pas idéal, mais ce n'est PAS un problème.
L'exemple que tu donnes est bon: il y a un déséquilibre dans le droit d'auteur. Pourtant, je peux quand même obtenir des musiques de domaines public. Alors, oui, ce serait bien mieux si toi et les autres comme toi pouvaient diffuser, ça faciliterait grandement les choses. Mais c'est plus une question de confort que de liberté.
Plus tu favorises "la bonne information chez les personnes qui en ont besoin", plus tu crées des moyens pour la mauvaise information de les atteindre (à moins de forcer les gens à regarder la chaîne national avec la bon mot du président).
Il ne faut pas se leurrer: les fausses informations ont toujours un coup d'avance sur une minorité de la population.
Mais c'est avant tout un faux dilemme: l'un n'empêche pas l'autre.
Je ne pense pas qu'il soit sain de voir des gens essayer de faire du mal au bien commun et de réagir en disant "certes, c'est pas gentil, mais on va les laisser faire". Si tu fais du mal au bien commun, dans une société saine, il faut que tu sois "puni".