• [^] # Re: Mauvaise comparaison

    Posté par . En réponse au journal Joomla et les clubs à abonnement payant. Évalué à 3.

    Bah, le truc c'est qu'avec le libre, c'est déraisonnable de vendre le logiciel en tant que tel (parce qu'il va arriver à plus ou moins long terme exactement ce dont on parle ici : quelqu'un va distribuer gratuitement ou moins cher ce logiciel). On peut vendre du service, vendre un site de téléchargement rapide et clair, avec une base de données fonctionnelle, on peut aussi vendre du support (développement, forum d'aide personnalisée, rapports de bugs, etc), mais en tout cas on vend une plus-value par rapport au logiciel. Si un concurrent arrive à faire la même chose moins cher, c'est soit qu'il est mieux organisé, soit qu'on fournit à ses clients un produit dont ils n'ont pas vraiment besoin.

    Les business models du libre, c'est un serpent de mer. Tout le monde prétend avoir la solution miraculeuse, mais dans les faits, c'est assez compliqué d'avoir un truc rentable, et c'est rarement durable. On peut accuser la licence, le manque de fair-play des concurrents ; on peut même se demander si le besoin de lier du support ne pousse pas les éditeurs de logiciels libres à les rendre ardus à installer et à maitriser ; toutes ces discussions sont pertinentes. Toutefois, il faut bien garder à l'esprit que le logiciel libre n'a pas du tout été imaginé pour être rentable, il a été imaginé pour donner à l'utilisateur, et à lui seul, tout un tas de libertés dont il ne disposait pas avec les logiciels propriétaires. Si quelqu'un arrive à faire du logiciel libre en étant rentable, tant mieux pour lui, et s'il n'y arrive pas, tant pis. Mais ce problème de rentabilité est totalement orthogonal aux histoires de liberté (et d'ailleurs, on peut se poser les mêmes questions sur le freeware, par exemple).