Tu ne peux pas faire abstraction des outils utilisés: plus les outils (IDE, compilateur, analyseur statique et dynamique, etc.) progressent, plus on évite de bugs. À condition que l'on ne change pas de langage trop souvent, sinon les outils n'ont pas le temps d'atteindre le niveau des outils précédents. Par ailleurs le langage utilisé joue aussi évidemment (peut-on coder salement avec ? Peut-on créer des bons gros bugs avec ? Est-ce que coder un hello world avec coûte un bras ? Etc.)
Actuellement la mode est plutôt à empiler des couches de code qui marche dans 80% des cas (chiffre tiré du chapeau), pour faire pas trop cher et pour faire vite (puisqu'il faut rester dans la course). Au bout d'un moment, à empiler des couches logicielles, la probabilité de souci tend vers l'implacabilité de la loi de Murphy. Et tout est basé sur le fait de faire vite (au moins aussi vite que les autres sinon plus) et pas trop cher (coût des failles de sécurité, erreurs, pertes humaines et dommages à l'image suite aux intrusions et fuites compris). Avec une option « après moi le déluge », je m'en fous j'aurais revendu / disparu / changé de domaine avant qu'on découvre que mon code est non-maintenable et/ou dangereux, et de toute façon « personne n'utilisera mon code dans 3 ans hein ? ça peut pas arriver ? »
Alors oui c'est un compromis, mais quand même la qualité du code n'est pas encore top, et d'autres domaines de l'ingénierie sont plus fiables que le domaine logiciel (même si ça progresse en terme d'outils et de langages).
(nb: mon domaine professionnel est de mettre en place, tester et superviser des logiciels, j'imagine que j'ai une vision différente de celle d'un développeur)
[^] # Re: Capté
Posté par Benoît Sibaud (site web personnel) . En réponse au journal Programmer ça craint. Évalué à 10.
Tu ne peux pas faire abstraction des outils utilisés: plus les outils (IDE, compilateur, analyseur statique et dynamique, etc.) progressent, plus on évite de bugs. À condition que l'on ne change pas de langage trop souvent, sinon les outils n'ont pas le temps d'atteindre le niveau des outils précédents. Par ailleurs le langage utilisé joue aussi évidemment (peut-on coder salement avec ? Peut-on créer des bons gros bugs avec ? Est-ce que coder un hello world avec coûte un bras ? Etc.)
Actuellement la mode est plutôt à empiler des couches de code qui marche dans 80% des cas (chiffre tiré du chapeau), pour faire pas trop cher et pour faire vite (puisqu'il faut rester dans la course). Au bout d'un moment, à empiler des couches logicielles, la probabilité de souci tend vers l'implacabilité de la loi de Murphy. Et tout est basé sur le fait de faire vite (au moins aussi vite que les autres sinon plus) et pas trop cher (coût des failles de sécurité, erreurs, pertes humaines et dommages à l'image suite aux intrusions et fuites compris). Avec une option « après moi le déluge », je m'en fous j'aurais revendu / disparu / changé de domaine avant qu'on découvre que mon code est non-maintenable et/ou dangereux, et de toute façon « personne n'utilisera mon code dans 3 ans hein ? ça peut pas arriver ? »
Alors oui c'est un compromis, mais quand même la qualité du code n'est pas encore top, et d'autres domaines de l'ingénierie sont plus fiables que le domaine logiciel (même si ça progresse en terme d'outils et de langages).
(nb: mon domaine professionnel est de mettre en place, tester et superviser des logiciels, j'imagine que j'ai une vision différente de celle d'un développeur)