Le lien vers Snowdrift est sans doute l'article le plus complet sur la question, bien qu'ils soient des "concurrents" : c'est une plateforme de dons, et c'est sans doute la plus proche de nous en comparaison (libre, pas de commission, structure coopérative), la principale différence étant qu'elle trie les projets qu'elle accepte.
C'est compliqué de résumer rapidement, car il y a de nombreux acteurs et chacun propose des choses un peu différentes.
La plupart des plateformes de crowdfunding ont un fonctionnement similaire, mais il ne s'agit pas de don car il y a les contreparties. C'est quand même très pertinent pour beaucoup de projets. Patreon et Tipeee sont d'un format un peu différent puisque c'est récurrent, mais ça reste du crowdfunding à mes yeux, car il y a toujours cet aspect contrepartie.
Dans un autre genre, il y a les "bounty", pour financer une feature dans un logiciel en particulier. Là, la seule récompense est la mise en place de la feature et c'est vraiment très adapté au logiciel libre. C'est une façon intéressante de financer le travail, à mon avis, et côté légal, il s'agira d'un salaire donc c'est assez simple à déclarer. Mais ça ne finance pas la maintenance au jour le jour, ou des projets qui ne fonctionnent pas avec l'ajout de fonctionnalités.
Enfin il y a les plateformes similaires à Liberapay, où il s'agit de faire des dons et/ou microdons, le plus connu étant Flattr. Là dessus, sur quoi on se différencie ? Nous sommes les seuls (à ma connaissance) à être à la fois libre, avec une structure légale qui ne cherche pas le profit (association), qui se finance via son propre système et non en prenant une commission, qui accepte tous les types de projets et qui s'est engagé à être neutre vis à vis des projets hébergés. Tout à la fois. J'ajoute le fait qu'on soit traduit en plusieurs langues (c'est pas si courant et ça aide les donateurs) et qu'on soit aie notre opérateur de paiement en Europe, ce qui a un impact quand on retire des sous suivant la partie du monde où on est. La plupart des autres acteurs sont basés aux USA, ce qui peut occasionner des frais quand on veut récupérer son argent dans l'espace SEPA ; chez Liberapay c'est l'inverse, les européens sont avantagés (pas de frais), mais il y aura des frais pour les gens retirant l'argent en Amérique par exemple.
La difficulté de lister les avantages et inconvénients, c'est que ça dépend du projet et de ce qu'il faut financer. La contrepartie peut être un inconvénient (parce qu'il faut gérer ça en plus du boulot) ou un avantage (aspect publicitaire, motive les gens à donner contre quelque chose). La récurrence peut être un avantage (revenu régulier) ou un inconvénient (difficulté à financer un projet ponctuel coûteux). L'anonymat peut être un inconvénient (ne pas savoir qui remercier) ou un avantage (garder son indépendance). Etc.
En fait, même si nous adorons le principe de Liberapay (forcément, on bosserait pas dessus sinon), nous sommes aussi conscients en interne que Liberapay vient en complément d'autres solutions de financement. Ce n'est pas une réponse absolue : c'est une réponse à certaines problématiques. Rien n'empêche de cumuler les façons de récupérer de l'argent : compte sur Liberapay+bounty sur des features+crowdfunding lors de gros projets+publicité sur son site(beuaaaah)+vente de goodies, etc.
Je pense aussi que c'est important de proposer aux gens de participer suivant la façon qui leur parle le plus, et de proposer plusieurs façons de participer sur ses projets : par exemple accepter les dons directs (en chèque, via HelloAsso, etc), proposer Liberapay (pour le revenu régulier), et laisser les gens modifier le code/mettre les mains dans le projet. Ça parait être évident mais c'est loin d'être mis en place sur tous les projets.
[^] # Re: Comparaison avec les autres plateformes
Posté par Zatalyz (site web personnel) . En réponse à la dépêche Liberapay, plate‐forme libre de dons récurrents. Évalué à 10.
Le lien vers Snowdrift est sans doute l'article le plus complet sur la question, bien qu'ils soient des "concurrents" : c'est une plateforme de dons, et c'est sans doute la plus proche de nous en comparaison (libre, pas de commission, structure coopérative), la principale différence étant qu'elle trie les projets qu'elle accepte.
C'est compliqué de résumer rapidement, car il y a de nombreux acteurs et chacun propose des choses un peu différentes.
La plupart des plateformes de crowdfunding ont un fonctionnement similaire, mais il ne s'agit pas de don car il y a les contreparties. C'est quand même très pertinent pour beaucoup de projets. Patreon et Tipeee sont d'un format un peu différent puisque c'est récurrent, mais ça reste du crowdfunding à mes yeux, car il y a toujours cet aspect contrepartie.
Dans un autre genre, il y a les "bounty", pour financer une feature dans un logiciel en particulier. Là, la seule récompense est la mise en place de la feature et c'est vraiment très adapté au logiciel libre. C'est une façon intéressante de financer le travail, à mon avis, et côté légal, il s'agira d'un salaire donc c'est assez simple à déclarer. Mais ça ne finance pas la maintenance au jour le jour, ou des projets qui ne fonctionnent pas avec l'ajout de fonctionnalités.
Enfin il y a les plateformes similaires à Liberapay, où il s'agit de faire des dons et/ou microdons, le plus connu étant Flattr. Là dessus, sur quoi on se différencie ? Nous sommes les seuls (à ma connaissance) à être à la fois libre, avec une structure légale qui ne cherche pas le profit (association), qui se finance via son propre système et non en prenant une commission, qui accepte tous les types de projets et qui s'est engagé à être neutre vis à vis des projets hébergés. Tout à la fois. J'ajoute le fait qu'on soit traduit en plusieurs langues (c'est pas si courant et ça aide les donateurs) et qu'on soit aie notre opérateur de paiement en Europe, ce qui a un impact quand on retire des sous suivant la partie du monde où on est. La plupart des autres acteurs sont basés aux USA, ce qui peut occasionner des frais quand on veut récupérer son argent dans l'espace SEPA ; chez Liberapay c'est l'inverse, les européens sont avantagés (pas de frais), mais il y aura des frais pour les gens retirant l'argent en Amérique par exemple.
La difficulté de lister les avantages et inconvénients, c'est que ça dépend du projet et de ce qu'il faut financer. La contrepartie peut être un inconvénient (parce qu'il faut gérer ça en plus du boulot) ou un avantage (aspect publicitaire, motive les gens à donner contre quelque chose). La récurrence peut être un avantage (revenu régulier) ou un inconvénient (difficulté à financer un projet ponctuel coûteux). L'anonymat peut être un inconvénient (ne pas savoir qui remercier) ou un avantage (garder son indépendance). Etc.
En fait, même si nous adorons le principe de Liberapay (forcément, on bosserait pas dessus sinon), nous sommes aussi conscients en interne que Liberapay vient en complément d'autres solutions de financement. Ce n'est pas une réponse absolue : c'est une réponse à certaines problématiques. Rien n'empêche de cumuler les façons de récupérer de l'argent : compte sur Liberapay+bounty sur des features+crowdfunding lors de gros projets+publicité sur son site(beuaaaah)+vente de goodies, etc.
Je pense aussi que c'est important de proposer aux gens de participer suivant la façon qui leur parle le plus, et de proposer plusieurs façons de participer sur ses projets : par exemple accepter les dons directs (en chèque, via HelloAsso, etc), proposer Liberapay (pour le revenu régulier), et laisser les gens modifier le code/mettre les mains dans le projet. Ça parait être évident mais c'est loin d'être mis en place sur tous les projets.