Non je te dis que les données c'est pas un truc qui se gère ou se produit avec un petit RPi installé à coté de ta box.μ
j'entends bien, et je réponds: le problème est le même pour tout le monde, indépendamment des motivations.
Un service est une prison que tu sois un GAFAM ou un CHATON. Ce qui libère les gens c'est d'avoir la maîtrise de leur données et de ne pas dépendre de toi.
Donc, tout service est une prison quoi qu'il arrive. Mais d'un autre côté, mettre en place un bon service nécessite une base de donnée immense et une infrastructure gigantesque.
Quelle est la solution selon toi ?
Pour moi, un service n'est pas une prison s'il est respectueux: s'il ne m'impose pas des conditions déraisonnables à cause du pouvoir que lui confère le fait que j'ai besoin de lui pour profiter du service en question.
tu l'a dans le baba de la même manière.
Exactement, et c'est pareil pour tout le monde et ça sera toujours comme ça. Mais ce n'est pas une question d'emprisonnement.
L'emprisonnement, c'est quand une entreprise utilise sa situation avantageuse (le fait qu'il a un service et que tu as besoin de ce service) pour imposer des conditions déraisonnables (c-à-d non nécessaire pour le fonctionnement du service. ces conditions peuvent être subjectives, on s'en fout: si tu n'es pas d'accord avec les conditions de l'un, tu vas chez l'autre).
Ce que tu cites n'est pas un emprisonnement: c'est juste l'exploitation d'une faille.
Tu peux être l'Homme le plus droit qui existe, il faut que je puisse me casser de chez toi, si je veux être libre.
Si je suis l'homme le plus droit qui existe, par définition, je ne vais pas te retenir ou retenir des éléments qui te sont utiles sans bonne raison.
Je pense qu'on ne parle pas de la même chose.
Je parle de la liberté de l'utilisateur. Un utilisateur est un utilisateur: il utilise quelque chose fournit par quelqu'un d'autres (si ce n'est pas le cas, on retombe sur le problème que tu as toi-même souligné: les bases de données et les infrastructures ne sont pas à la portée de tout le monde).
Selon ta définition, la "liberté de l'utilisateur" est en soi un non-sens, puisqu'on ne peut pas à la fois être libre et utilisateur.
Je dis que si tu veux remplacer un GAFAM, il va te falloir l'infrastructure d'un GAFAM, ni plus ni moins.
Qui dit le contraire ?
Mais si tout était en GPL depuis le début, les GAFAM et les autres personnes proposant des services ont LA MÊME DIFFICULTÉ pour obtenir ces infrastructure.
De nouveau: si aujourd'hui, tu veux remplacer les GAFAM, c'est la merde et la GPL n'aide pas (mais rien n'aide).
Par contre, si tout était GPL lors de l’apparition des GAFAM, alors, la question de la structure est la même pour tout le monde.
L'idée, c'est d'éviter de voir les GAFAM de demain se mettre en place.
Si tu utilise des licences sans copyleft, les gens s'en servent et une partie vont jouer le jeu et remonter des améliorations (et donc partager leur code).
C'est justement l'idée: le problème est l'existence de code sans copyleft.
C'est pourquoi si on veut atteindre les objectifs qui ont été discuté au début du libre, pousser à l'usage de l'open-source n'est pas suffisant, il faut pousser à l'usage du copyleft. Ou, en d'autres termes: au départ, le libre disait "le proprio, c'est le mal". Il devrait plutôt dire: "le proprio et l'open-source qui permet d'inclure les éléments néfastes pour l'utilisateur dans un bout proprio, c'est le mal"
C'est des notions qui n'ont pas leur place dans une discussion sur la liberté.
Dans ce cas, on ne parle pas du tout de la même chose.
Donc, en fait, la GPL est (selon moi) une bonne stratégie pour défendre la liberté de l'utilisateur qui correspond à ma définition.
Et elle n'est pas une bonne stratégie pour défendre la liberté selon ta conception.
Il se peut simplement que la FSF ou d'autres ont une conception plus proche de la mienne que de la tienne, et ils ont donc raison de parler de licence, car c'est vrai que les licences jouent un role dans leur objectif (tout comme il est vrai qu'elles ne jouent pas un rôle dans ton objectif, mais vu que ce n'est pas l'objectif recherché, ce n'est pas pertinent).
[^] # Re: Ha les intégristes du libre...
Posté par j-c_32 . En réponse au journal De l'autarcie du projet GNU, ou comment Emacs ne veut pas devenir EmacOs. Évalué à 1.
j'entends bien, et je réponds: le problème est le même pour tout le monde, indépendamment des motivations.
Donc, tout service est une prison quoi qu'il arrive. Mais d'un autre côté, mettre en place un bon service nécessite une base de donnée immense et une infrastructure gigantesque.
Quelle est la solution selon toi ?
Pour moi, un service n'est pas une prison s'il est respectueux: s'il ne m'impose pas des conditions déraisonnables à cause du pouvoir que lui confère le fait que j'ai besoin de lui pour profiter du service en question.
Exactement, et c'est pareil pour tout le monde et ça sera toujours comme ça. Mais ce n'est pas une question d'emprisonnement.
L'emprisonnement, c'est quand une entreprise utilise sa situation avantageuse (le fait qu'il a un service et que tu as besoin de ce service) pour imposer des conditions déraisonnables (c-à-d non nécessaire pour le fonctionnement du service. ces conditions peuvent être subjectives, on s'en fout: si tu n'es pas d'accord avec les conditions de l'un, tu vas chez l'autre).
Ce que tu cites n'est pas un emprisonnement: c'est juste l'exploitation d'une faille.
Si je suis l'homme le plus droit qui existe, par définition, je ne vais pas te retenir ou retenir des éléments qui te sont utiles sans bonne raison.
Je pense qu'on ne parle pas de la même chose.
Je parle de la liberté de l'utilisateur. Un utilisateur est un utilisateur: il utilise quelque chose fournit par quelqu'un d'autres (si ce n'est pas le cas, on retombe sur le problème que tu as toi-même souligné: les bases de données et les infrastructures ne sont pas à la portée de tout le monde).
Selon ta définition, la "liberté de l'utilisateur" est en soi un non-sens, puisqu'on ne peut pas à la fois être libre et utilisateur.
Qui dit le contraire ?
Mais si tout était en GPL depuis le début, les GAFAM et les autres personnes proposant des services ont LA MÊME DIFFICULTÉ pour obtenir ces infrastructure.
De nouveau: si aujourd'hui, tu veux remplacer les GAFAM, c'est la merde et la GPL n'aide pas (mais rien n'aide).
Par contre, si tout était GPL lors de l’apparition des GAFAM, alors, la question de la structure est la même pour tout le monde.
L'idée, c'est d'éviter de voir les GAFAM de demain se mettre en place.
C'est justement l'idée: le problème est l'existence de code sans copyleft.
C'est pourquoi si on veut atteindre les objectifs qui ont été discuté au début du libre, pousser à l'usage de l'open-source n'est pas suffisant, il faut pousser à l'usage du copyleft. Ou, en d'autres termes: au départ, le libre disait "le proprio, c'est le mal". Il devrait plutôt dire: "le proprio et l'open-source qui permet d'inclure les éléments néfastes pour l'utilisateur dans un bout proprio, c'est le mal"
Dans ce cas, on ne parle pas du tout de la même chose.
Donc, en fait, la GPL est (selon moi) une bonne stratégie pour défendre la liberté de l'utilisateur qui correspond à ma définition.
Et elle n'est pas une bonne stratégie pour défendre la liberté selon ta conception.
Il se peut simplement que la FSF ou d'autres ont une conception plus proche de la mienne que de la tienne, et ils ont donc raison de parler de licence, car c'est vrai que les licences jouent un role dans leur objectif (tout comme il est vrai qu'elles ne jouent pas un rôle dans ton objectif, mais vu que ce n'est pas l'objectif recherché, ce n'est pas pertinent).