En fait je dirais que c'est toute la gestion et direction de la FSF et du projet GNU qui doit être revu.
Ces deux entités sont gérées de la même façon depuis leur naissance dans les années 80. Si à l'époque c'était dans l'air du temps, aujourd'hui c'est totalement dépassé.
Typiquement, si leur site Web sont simples et léger, ils ne sont pas du tout attirant. Une refonte du design pour mieux coller aux attentes d'aujourd'hui aiderait à faire connaître leur cause. Pas besoin de faire du tape à l’œil bourré de JavaScript, le site d'Emacs étrangement est plutôt réussi tout en restant simple. Donc ils savent le faire.
Ensuite la FSF ne priorise pas ses combats, dans le sens où même les projets marqués comme prioritaires ne semblent pas suivi d'allocation de ressources humaines et financières pour aider ces projets. Et cela n'avance pas, depuis le début du programme, seul le débogueur inverse de GDB a été produit. C'est peu en huit-dix ans. Certains logiciels devraient être abandonnés ou du moins stoppés comme Hurd. Hiérarchiser ses combats et ses moyens est la meilleure façon d'aboutir à ses objectifs, la FSF patine dans la semoule depuis 30 ans avec GNU et il serait temps qu'ils s'organisent autrement.
Puis la FSF ne fixe aucun objectif concret autour de GNU. Quelles fonctionnalités doivent être offertes ? Quand ? Qu'est-ce qui est urgent aujourd'hui et ce qui peut attendre ? Sans objectifs clairs, sans jalons, le projet GNU ne pourra jamais atteindre sa cible. La gestion de projet, ce n'est pas une matière pour faire jolie, ça sert et il faut tenir compte des progrés obtenus sur le sujet depuis.
Enfin, le projet GNU n'a aucune cohérence, à part le style de code et l'environnement de création. Les raccourcis claviers entre projets GNU ne collent pas entre eux (il y a le jet Emacs repris par Bash par exemple, mais il y a aussi le style GNOME), visuellement c'est catastrophique, aucune cohérence nul part. Et je ne parle pas de l'intégration des composants entre eux qui est dérisoire. Pourtant, tout cela, c'est ce qu'on attend aujourd'hui d'un OS moderne. Leur OS est encore conçu comme dans les années 80-90 avec un conglomérats de composants sans unité.
Du coup, avec tout ceci en tête, le projet GNU est voué selon moi à l'échec en tant que tel. Et cela n'ira pas mieux tant qu'aucune remise en cause de l'organisation du projet GNU et de la FSF n'a pas été faite. Ce qui est amusant, c'est que l'échec de GNU a conduit en la réussite de GNU bis comme Ubuntu ou Fedora / RHEL. Ces distributions ont des plans, priorisent leur développement, sont gérés de manière plus moderne et les résultats sont plutôt au rendez-vous avec une véritable unité graphique des composants maison par exemple. Suffit de voir l'expérience utilisateur de GNOME qui est très cohérente (même si cela ne plaît pas à tout le monde). La FSF devrait s'inspirer de ces succès pour remettre en cause son modèle et revenir sur le devant de la scène.
Car aujourd'hui, la FSF et le projet GNU n'intéressent plus tant de monde que cela et perdent régulièrement en crédibilité.
[^] # Re: Stallman refuse des patchs dans emacs?
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal De l'autarcie du projet GNU, ou comment Emacs ne veut pas devenir EmacOs. Évalué à 7.
En fait je dirais que c'est toute la gestion et direction de la FSF et du projet GNU qui doit être revu.
Ces deux entités sont gérées de la même façon depuis leur naissance dans les années 80. Si à l'époque c'était dans l'air du temps, aujourd'hui c'est totalement dépassé.
Typiquement, si leur site Web sont simples et léger, ils ne sont pas du tout attirant. Une refonte du design pour mieux coller aux attentes d'aujourd'hui aiderait à faire connaître leur cause. Pas besoin de faire du tape à l’œil bourré de JavaScript, le site d'Emacs étrangement est plutôt réussi tout en restant simple. Donc ils savent le faire.
Ensuite la FSF ne priorise pas ses combats, dans le sens où même les projets marqués comme prioritaires ne semblent pas suivi d'allocation de ressources humaines et financières pour aider ces projets. Et cela n'avance pas, depuis le début du programme, seul le débogueur inverse de GDB a été produit. C'est peu en huit-dix ans. Certains logiciels devraient être abandonnés ou du moins stoppés comme Hurd. Hiérarchiser ses combats et ses moyens est la meilleure façon d'aboutir à ses objectifs, la FSF patine dans la semoule depuis 30 ans avec GNU et il serait temps qu'ils s'organisent autrement.
Puis la FSF ne fixe aucun objectif concret autour de GNU. Quelles fonctionnalités doivent être offertes ? Quand ? Qu'est-ce qui est urgent aujourd'hui et ce qui peut attendre ? Sans objectifs clairs, sans jalons, le projet GNU ne pourra jamais atteindre sa cible. La gestion de projet, ce n'est pas une matière pour faire jolie, ça sert et il faut tenir compte des progrés obtenus sur le sujet depuis.
Enfin, le projet GNU n'a aucune cohérence, à part le style de code et l'environnement de création. Les raccourcis claviers entre projets GNU ne collent pas entre eux (il y a le jet Emacs repris par Bash par exemple, mais il y a aussi le style GNOME), visuellement c'est catastrophique, aucune cohérence nul part. Et je ne parle pas de l'intégration des composants entre eux qui est dérisoire. Pourtant, tout cela, c'est ce qu'on attend aujourd'hui d'un OS moderne. Leur OS est encore conçu comme dans les années 80-90 avec un conglomérats de composants sans unité.
Du coup, avec tout ceci en tête, le projet GNU est voué selon moi à l'échec en tant que tel. Et cela n'ira pas mieux tant qu'aucune remise en cause de l'organisation du projet GNU et de la FSF n'a pas été faite. Ce qui est amusant, c'est que l'échec de GNU a conduit en la réussite de GNU bis comme Ubuntu ou Fedora / RHEL. Ces distributions ont des plans, priorisent leur développement, sont gérés de manière plus moderne et les résultats sont plutôt au rendez-vous avec une véritable unité graphique des composants maison par exemple. Suffit de voir l'expérience utilisateur de GNOME qui est très cohérente (même si cela ne plaît pas à tout le monde). La FSF devrait s'inspirer de ces succès pour remettre en cause son modèle et revenir sur le devant de la scène.
Car aujourd'hui, la FSF et le projet GNU n'intéressent plus tant de monde que cela et perdent régulièrement en crédibilité.