Je vis au Canada où il n'y a pas de vrai équivalent à la SACEM. Ici, c'est chacun pour soi et Dieu pour tous. Tout le monde est freelance ou presque, à part quelques « vieux » qui bossent dans des agences/boîtes de prod etc. Les compagnies de media (on va résumer par ce titre les éditeurs, magazines, boîtes de production, agences photo, etc.) ne veulent pas prendre de risque financier à lancer qqn de pas connu, et ne signent que des noms déjà installés. Ça veut dire que les futures étoiles doivent faire leur trou elles-mêmes en attendant d'être peut-être repérés.
Donc défendre le droit d'auteur, fût-il périmé, revient de plus en plus à défendre les auteurs et de moins en moins les majors, parce qu'on est en train de couper les intermédiaires entre les artistes et le public, notamment grâce aux plateformes d'autopublication (Lulu et Blurb pour le livre, SoundCloud et Bandcamp pour la musique, Youtube et Viméo pour un peu tout le monde, Patreon pour le mécénat, les stocks et micro stocks pour la photo, etc.).
Ces gens là doivent être musicien-ingé son-organisateur de concert-community managers, acteur-agent-présentateur-monteur-community manager, photographe-retoucheur-commercial-imprimeur-community manager etc. En un mot, des professions autrefois séparées dans des boîtes plus ou moins grosses sont exercées aujourd'hui par une même personne à son compte.
Le don volontaire n'est envisageable qu'à partir d'une masse critique importante d'abonnés, ce qui suppose de faire quelque chose d'assez grand public et pas trop underground. On est bien d'accord que même sur des sites à gros trafic, le ratio donateurs/lecteurs est infime. La seule option possible me paraît le micro-paiment : tu veux voir ? Tu paies, mais juste l'équivalent d'un café ou d'une bière. Ça marche même pour de petits volumes d'abonnés et ça redonne une valeur symbolique aux yeux du public/client.
C'est sincèrement ce que tu penses, en tant qu'artiste sur ton audience?
Quand tu fais du nu et que tu dois dealer avec 80 % de pervers qui viennent juste se rincer l'œil d'une seule main, ça rend pas optimiste.
[^] # Re: Menottes numériques
Posté par aurelienpierre . En réponse au journal #WhatWouldTimblDo : nouvelle campagne de la FSF contre les DRM sur le Web. Évalué à -6.
Je vis au Canada où il n'y a pas de vrai équivalent à la SACEM. Ici, c'est chacun pour soi et Dieu pour tous. Tout le monde est freelance ou presque, à part quelques « vieux » qui bossent dans des agences/boîtes de prod etc. Les compagnies de media (on va résumer par ce titre les éditeurs, magazines, boîtes de production, agences photo, etc.) ne veulent pas prendre de risque financier à lancer qqn de pas connu, et ne signent que des noms déjà installés. Ça veut dire que les futures étoiles doivent faire leur trou elles-mêmes en attendant d'être peut-être repérés.
Donc défendre le droit d'auteur, fût-il périmé, revient de plus en plus à défendre les auteurs et de moins en moins les majors, parce qu'on est en train de couper les intermédiaires entre les artistes et le public, notamment grâce aux plateformes d'autopublication (Lulu et Blurb pour le livre, SoundCloud et Bandcamp pour la musique, Youtube et Viméo pour un peu tout le monde, Patreon pour le mécénat, les stocks et micro stocks pour la photo, etc.).
Ces gens là doivent être musicien-ingé son-organisateur de concert-community managers, acteur-agent-présentateur-monteur-community manager, photographe-retoucheur-commercial-imprimeur-community manager etc. En un mot, des professions autrefois séparées dans des boîtes plus ou moins grosses sont exercées aujourd'hui par une même personne à son compte.
Le don volontaire n'est envisageable qu'à partir d'une masse critique importante d'abonnés, ce qui suppose de faire quelque chose d'assez grand public et pas trop underground. On est bien d'accord que même sur des sites à gros trafic, le ratio donateurs/lecteurs est infime. La seule option possible me paraît le micro-paiment : tu veux voir ? Tu paies, mais juste l'équivalent d'un café ou d'une bière. Ça marche même pour de petits volumes d'abonnés et ça redonne une valeur symbolique aux yeux du public/client.
Quand tu fais du nu et que tu dois dealer avec 80 % de pervers qui viennent juste se rincer l'œil d'une seule main, ça rend pas optimiste.