Quand je dis que l'art ne sert à rien, c'est qu'il ne répond à aucun besoin primaire, et c'est du second degré. C'est aussi ce que pensent beaucoup au premier degré. Je n'ai pas dit qu'il ne présentait pas d'intérêt.
Maintenant la différence fondamentale entre ton/mon/notre code et une photo ou une vidéo par exemple, c'est que le code est une recette de cuisine qui répond à un besoin et possède une ou plusieurs fonctions. L'image (par exemple), c'est une matrice de pixels, donc un produit final. Pas une pile de calques, pas un tuto pour la produire, pas un procédé.
Mais je n'ai jamais dit qu'il ne fallait pas ou qu'on ne devait pas mettre de DRM sur du code (même si techniquement, voilà...). Les gens font ce qu'ils veulent. Ce que j'ai dit c'est que je ne conçois pas la publication sous licence libre d'art. Exemple limite Godwin : que Marine Le Pen fasse tourner mes scripts sur son ordi, je m'en cogne, mais qu'elle se serve des mes photos pour promouvoir son message politique abject, là je serais fâché. D'autant plus que comme portraitiste, mes modèles ont aussi leur mot à dire.
Je considère donc utopique de vouloir réserver le même traitement à l'art et au logiciel, et donc les DRM me semblent un compromis intéressant pour garder un contrôle sur les contenus numériques publiés. Je suis le premier à râler après, sauf que je ne vois pas de meilleure solution.
Alors après, que des dév de mauvais poil y voient une attaque artistes vs. codeurs, faut pas pousser. Je gagne ma vie comme ingénieur, à développer du code de calcul scientifique et de simulation pour la thermodynamique, à base de logiciels libres. J'ai un pied dans chaque milieu, détendez vous.
Mais reste que pour moi, le code est une solution technique à un problème technique. C'est un objet neutre et sans charge émotionnelle. L'art est une forme de communication, guidé par une opinion et chargé émotionnellement. Par exemple, je ne pourrais pas versionner une photo aussi froidement que je commit du code.
[^] # Re: Menottes numériques
Posté par aurelienpierre . En réponse au journal #WhatWouldTimblDo : nouvelle campagne de la FSF contre les DRM sur le Web. Évalué à -6.
Quand je dis que l'art ne sert à rien, c'est qu'il ne répond à aucun besoin primaire, et c'est du second degré. C'est aussi ce que pensent beaucoup au premier degré. Je n'ai pas dit qu'il ne présentait pas d'intérêt.
Maintenant la différence fondamentale entre ton/mon/notre code et une photo ou une vidéo par exemple, c'est que le code est une recette de cuisine qui répond à un besoin et possède une ou plusieurs fonctions. L'image (par exemple), c'est une matrice de pixels, donc un produit final. Pas une pile de calques, pas un tuto pour la produire, pas un procédé.
Mais je n'ai jamais dit qu'il ne fallait pas ou qu'on ne devait pas mettre de DRM sur du code (même si techniquement, voilà...). Les gens font ce qu'ils veulent. Ce que j'ai dit c'est que je ne conçois pas la publication sous licence libre d'art. Exemple limite Godwin : que Marine Le Pen fasse tourner mes scripts sur son ordi, je m'en cogne, mais qu'elle se serve des mes photos pour promouvoir son message politique abject, là je serais fâché. D'autant plus que comme portraitiste, mes modèles ont aussi leur mot à dire.
Je considère donc utopique de vouloir réserver le même traitement à l'art et au logiciel, et donc les DRM me semblent un compromis intéressant pour garder un contrôle sur les contenus numériques publiés. Je suis le premier à râler après, sauf que je ne vois pas de meilleure solution.
Alors après, que des dév de mauvais poil y voient une attaque artistes vs. codeurs, faut pas pousser. Je gagne ma vie comme ingénieur, à développer du code de calcul scientifique et de simulation pour la thermodynamique, à base de logiciels libres. J'ai un pied dans chaque milieu, détendez vous.
Mais reste que pour moi, le code est une solution technique à un problème technique. C'est un objet neutre et sans charge émotionnelle. L'art est une forme de communication, guidé par une opinion et chargé émotionnellement. Par exemple, je ne pourrais pas versionner une photo aussi froidement que je commit du code.