Ça se tient, sauf l'histoire d'une clé de vérification fournie à l'utilisateur (sans déconner, quelle est la probabilité pour le quidam moyen de retrouver une clé USB 10 ans après l'avoie recue par la Poste? Personnellement, je ne serais même pas sûr de la retrouver 10 jours après).
Mais bon, je pense que l'objectif du fichier est forcément de faire de l'identification. On peut pousser des cris, grincer des dents, faire ce qu'on veut, mais je n'arrive pas à imaginer comment on va pouvoir y échapper. Facebook le fait déja, y comrpris pour des gens qui n'ont jamais eu de compte sur Facebook ; comment gober l'idée que les services de l'État ne pourraient pas le faire? Sans compter qu'il existe tout un tas de situations où l'identification est légitime (enquêtes de police, accès à des lieux sensibles, etc). Il me semblerait plus sain que le débat porte sur les moyens de contrôle et d'accès à ces fichiers (notamment, ce qui n'est jamais mentionné, la possibilité d'avoir accès à l'historique des demandes d'identification/authentification pour les citoyens). L'objectif de tout ça, ça devrait d'établir des contre-pouvoirs à la surveillance.
Le problème de se battre contre l'inévitable, c'est la perte d'énergie et la submersion inévitable. Ça ne sert à rien d'essayer de construire une muraille en sable contre la marée qui monte, on ne peut que s'épuiser. Par contre, ça peut être utile de canaliser l'eau pour qu'elle évite des points sensibles qu'on veut préserver. Les points sensibles que je veux préserver, c'est 1) savoir qui, comment, quand, et pourquoi un agent assermenté accède à mes données personnelles, et 2) pouvoir contester devant la justice une utilisation abusive de ces données. Ça me semble en tout cas bien plus réaliste que d'imaginer que ma photo de carte d'identité ne soit pas croisée avec mon nom dans les fichiers de l'État...
[^] # Re: Franchement...
Posté par arnaudus . En réponse au journal Comme d'habitude, l'UMP l'a voulu, le PS l'a fait, et vice versa. Évalué à 3.
Ça se tient, sauf l'histoire d'une clé de vérification fournie à l'utilisateur (sans déconner, quelle est la probabilité pour le quidam moyen de retrouver une clé USB 10 ans après l'avoie recue par la Poste? Personnellement, je ne serais même pas sûr de la retrouver 10 jours après).
Mais bon, je pense que l'objectif du fichier est forcément de faire de l'identification. On peut pousser des cris, grincer des dents, faire ce qu'on veut, mais je n'arrive pas à imaginer comment on va pouvoir y échapper. Facebook le fait déja, y comrpris pour des gens qui n'ont jamais eu de compte sur Facebook ; comment gober l'idée que les services de l'État ne pourraient pas le faire? Sans compter qu'il existe tout un tas de situations où l'identification est légitime (enquêtes de police, accès à des lieux sensibles, etc). Il me semblerait plus sain que le débat porte sur les moyens de contrôle et d'accès à ces fichiers (notamment, ce qui n'est jamais mentionné, la possibilité d'avoir accès à l'historique des demandes d'identification/authentification pour les citoyens). L'objectif de tout ça, ça devrait d'établir des contre-pouvoirs à la surveillance.
Le problème de se battre contre l'inévitable, c'est la perte d'énergie et la submersion inévitable. Ça ne sert à rien d'essayer de construire une muraille en sable contre la marée qui monte, on ne peut que s'épuiser. Par contre, ça peut être utile de canaliser l'eau pour qu'elle évite des points sensibles qu'on veut préserver. Les points sensibles que je veux préserver, c'est 1) savoir qui, comment, quand, et pourquoi un agent assermenté accède à mes données personnelles, et 2) pouvoir contester devant la justice une utilisation abusive de ces données. Ça me semble en tout cas bien plus réaliste que d'imaginer que ma photo de carte d'identité ne soit pas croisée avec mon nom dans les fichiers de l'État...