Intéressant, mais ce n’est qu’un moyen, l’important est l’axiome de base de nos partis de gouvernement.
Leur axiome de base, c’est au pire de servir ou au mieux de ne pas déranger les puissants (la finance, les grosses entreprises — y compris étrangères comme Microsoft —, les très riches).
Dans la mesure où le capitalisme libéral fonctionne comme le Monopoly, ça permet à ceux-ci de capter de plus en plus de la masse monétaire (rappelons que l’intérêt de la monnaie pour une société est d’améliorer la vie de ses membres en facilitant leurs échanges — parce que le troc, ce n’est pas très pratique — ; la captation par une petite minorité est un effet indésirable).
Ça implique que la masse monétaire disponible pour la population, l’État et l’économie réelle s’assèche (les mécanismes pour lutter contre ça étaient l’impôt progressif et la création monétaire, mais les puissants échappent au premier — optimisation ou niches fiscales — et la seconde empire les choses depuis le principe de l’emprunt par l’État à des banques privées).
D’où l’augmentation du chômage et de l’exclusion, l’augmentation de l’âge de la retraite, les fermetures de services hospitaliers, de collèges... (avec moins... on fait moins, il n’y a aucune chance que ça aille autrement).
À partir de là, le peuple lésé pourrait légitimement se rebeller. Le but de nos dirigeants politiques est donc de maîtriser la masse pendant qu’elle se fait piétiner. Le mensonge politique (avec le Parti Socialiste, ça commence à « Socialiste » et avec les Républicains à « Républicains »), les lois instaurant la surveillance, le fichage et la répression (les terroristes étant bien pratiques pour les justifier), et l’algocratie ne sont que des moyens pour atteindre ce but.
Il semble malheureusement que la seule ambition des élites des grandes écuries politiques soit personnelle : être en charge de l’intendance de l’oligarchie plutôt que quelqu’un d’autre.
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone
[^] # Le but et les moyens
Posté par Arthur Accroc . En réponse au journal Comme d'habitude, l'UMP l'a voulu, le PS l'a fait, et vice versa. Évalué à 10.
Intéressant, mais ce n’est qu’un moyen, l’important est l’axiome de base de nos partis de gouvernement.
Leur axiome de base, c’est au pire de servir ou au mieux de ne pas déranger les puissants (la finance, les grosses entreprises — y compris étrangères comme Microsoft —, les très riches).
Dans la mesure où le capitalisme libéral fonctionne comme le Monopoly, ça permet à ceux-ci de capter de plus en plus de la masse monétaire (rappelons que l’intérêt de la monnaie pour une société est d’améliorer la vie de ses membres en facilitant leurs échanges — parce que le troc, ce n’est pas très pratique — ; la captation par une petite minorité est un effet indésirable).
Ça implique que la masse monétaire disponible pour la population, l’État et l’économie réelle s’assèche (les mécanismes pour lutter contre ça étaient l’impôt progressif et la création monétaire, mais les puissants échappent au premier — optimisation ou niches fiscales — et la seconde empire les choses depuis le principe de l’emprunt par l’État à des banques privées).
D’où l’augmentation du chômage et de l’exclusion, l’augmentation de l’âge de la retraite, les fermetures de services hospitaliers, de collèges... (avec moins... on fait moins, il n’y a aucune chance que ça aille autrement).
À partir de là, le peuple lésé pourrait légitimement se rebeller. Le but de nos dirigeants politiques est donc de maîtriser la masse pendant qu’elle se fait piétiner. Le mensonge politique (avec le Parti Socialiste, ça commence à « Socialiste » et avec les Républicains à « Républicains »), les lois instaurant la surveillance, le fichage et la répression (les terroristes étant bien pratiques pour les justifier), et l’algocratie ne sont que des moyens pour atteindre ce but.
Il semble malheureusement que la seule ambition des élites des grandes écuries politiques soit personnelle : être en charge de l’intendance de l’oligarchie plutôt que quelqu’un d’autre.
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone