Pendant la phase de production, le nucléaire est plus cher que ce qu'on avait estimé. Que ce soit du fait des travaux de sécurité post-Fukushima, ou du Grand Carénage (destiné à repousser la mise à la retraite des centrales existantes), dont le coût est estimé entre 50G~ (EDF) et 100G€ (Cour des comptes).
[^] # Re: C'est vraiment intéressant ?
Posté par windu.2b . En réponse au journal Enercoop, aussi pourri que les autres. Évalué à 4.
Le nucléaire est cher avant la production, que ce soit du fait de prévision erronées sur les besoins en électricité, sur les coûts des matières premières (pétrole et gaz, pour comparaison, ou uranium, pour l'approvisionnement). Mais aussi comme le montre la construction de l'EPR de Flamanville, dont le coût est passé de 3,5 à 10,5 milliards d'euros. Sans certitude de pouvoir fonctionner, vu que la cuve (déjà en place, et autour de laquelle le réacteur a continué à être construit) a des défauts majeurs de conception, son acier ayant des taux de carbone bien supérieurs aux seuils autorisés.
Pendant la phase de production, le nucléaire est plus cher que ce qu'on avait estimé. Que ce soit du fait des travaux de sécurité post-Fukushima, ou du Grand Carénage (destiné à repousser la mise à la retraite des centrales existantes), dont le coût est estimé entre 50G~ (EDF) et 100G€ (Cour des comptes).
Après la phase de production, le nucléaire est aussi très cher, sans pour autant qu'on sache chiffrer ce coût (mais on sait qu'on l'a toujours sous-estimé) ! Commençons par le coût du démantèlement : en 1970, la commission PEON a estimé que ce coût équivaudrait à 15% du coût de construction. Le démantèlement de la centrale de Brennilis (arrêté en 1985), n'est toujours pas fini, mais son coût est déjà de 480M€ (alors que la phase 3, celle concernant le réacteur, n'a pas encore commencé).
Il faut ensuite inclure le stockage des déchets, pour une durée de plusieurs décennies voire siècles. L'enfouissement des déchets à Bure était estimé à 13,5G€ en 2005. Il est maintenant de 35G€ !