il n'y a pas de raison de les ignorer dans le raisonnement
C’est très juste, car cela permettrait de mieux saisir la part de « renouvelable » mais ça ne changerait pas grand chose comparativement aux autres énergies. Par exemple, le coût (financier et environnemental) de construction et de démantèlement d’une éolienne n’est pas négligeable rapporté à sa production (c’est même ce coût qui aboutit à des durées de vie de 15-20 ans avant de les remplacer par une nouvelle génération), mais sur cette même base le coût total du nucléaire est catastrophique (sans même prendre en compte le risque). Les coûts de R&D et de construction des centrales sont au moins connus (quoique), mais celui du démantèlement va être une belle surprise. Pour le moment, les gens sérieux qui en parlent ne savent qu’en donner une borne inférieure.
Au final, rien n’est tout propre, d’ailleurs le développement des ENR fluctuantes sur le réseau électrique s’accompagne de besoins supplémentaires en production d’appoint (fuel, gaz, pas très verts) ou, un peu mieux, en effacement de consommation. Cependant, les énergies dites « propres » ou au moins « renouvelables » le sont toujours plus que les traditionnelles.
[^] # Re: Circuit court et baratin
Posté par jyes . En réponse au journal Enercoop, aussi pourri que les autres. Évalué à 4.
C’est très juste, car cela permettrait de mieux saisir la part de « renouvelable » mais ça ne changerait pas grand chose comparativement aux autres énergies. Par exemple, le coût (financier et environnemental) de construction et de démantèlement d’une éolienne n’est pas négligeable rapporté à sa production (c’est même ce coût qui aboutit à des durées de vie de 15-20 ans avant de les remplacer par une nouvelle génération), mais sur cette même base le coût total du nucléaire est catastrophique (sans même prendre en compte le risque). Les coûts de R&D et de construction des centrales sont au moins connus (quoique), mais celui du démantèlement va être une belle surprise. Pour le moment, les gens sérieux qui en parlent ne savent qu’en donner une borne inférieure.
Au final, rien n’est tout propre, d’ailleurs le développement des ENR fluctuantes sur le réseau électrique s’accompagne de besoins supplémentaires en production d’appoint (fuel, gaz, pas très verts) ou, un peu mieux, en effacement de consommation. Cependant, les énergies dites « propres » ou au moins « renouvelables » le sont toujours plus que les traditionnelles.