• # Vive les labels éthiques

    Posté par . En réponse au journal Enercoop, aussi pourri que les autres. Évalué à 10.

    L'auto-labellisation « éthique » me rappelle cet extrait d'un papier d'Article 11, dans la série « Le cri de la tomate » :

    Voilà un fait divers qui remonte à l’année dernière. Ça se passe au Mexique. Des quidams avaient entendu à la radio une annonce alléchante : on leur promettait un salaire de 100 pesos par jour, soit 5,20 euros (ce qui au Mexique n’est pas un salaire ridicule). Douze heures par jour, ils cueillaient, triaient, conditionnaient des tomates. Ils étaient plusieurs centaines, sous-alimentés, entassés dans des logements de misère, et quasiment tenus en esclavage. Ceux qui tentaient de s’enfuir étaient « ramenés et battus, et pour certains, obligés de travailler un mois supplémentaire sans être payés », raconte l’AFP3. L’un d’entre eux a fini par s’échapper, rejoindre la ville de Guadalajara, et alerter la police. Laquelle est venu délivrer pas moins de 275 travailleurs, parmi lesquels 39 adolescents. Un détail : les tomates étaient bio, et le gouvernement avait accordé à l’entreprise le très convoité label « socialement responsable ».

    Source : https://www.article11.info/?Glanons-Le-cri-de-la-tomate-no-5#a_titre