• [^] # Re: Paradoxale ?

    Posté par . En réponse à la dépêche ONLYOFFICE ouvre le code source des éditeurs de bureau. Évalué à 10.

    L'éthique c'est une norme totalement artificielle que chacun se crée, pour les gens qui poussent ça en avant c'est une forme de croyance qui sert à s'abstenir de réfléchir. On met des étiquettes sur ce qui est valide ou non au près de cette éthique et on piétine le reste. Affirmer que quelque chose est néfaste en expliquant pourquoi c'est bien, expliquer que cette même chose est néfaste parce qu'elle ne suit pas ton éthique ça peut être très grave.

    Qu'est-ce que l'éthique si ce n'est la doctrine des devoirs ? Qu'est-ce que le bien si ce n'est un acte accompli en conformité avec le devoir, et le mal si ce n'est un acte contraire au devoir ?

    Comment peut-on rejeter l'éthique comme doctrine à valeur universelle en en faisant une « norme totalement artificielle que chacun se crée » (sic), pour dans la foulée qualifier de bien une action et de très grave (comprendre : mal) une autre ? D'autant plus que les deux actions concernées consistent à porter un jugement de nature éthique sur quelque chose, et ne se distinguent que sur le fondement apparent d'un tel jugement ?

    On arrive à peu de chose près à la situation suivante : il est admis de porter objectivement1 un jugement éthique sur une chose en la qualifiant de néfaste, tout en admettant que tout jugement éthique est nécessairement subjectif. Il y a une incohérence flagrante dans les thèses soutenues.

    Je peux à la rigueur admettre que l'on doute, voire rejette, le concept d'un système de normes universelles (i.e valant pour tout homme, en tout lieu et en tout temps) du devoir, mais par soucis de cohérence il vaudrait mieux bannir des expressions comme « il faut », « c'est bien », « très grave », ou des mots comme « néfaste » de son vocabulaire.


    1. le jugement en question est bien objectif car le qualificatif « néfaste » est prédiqué de la chose. Il est écrit : « affirmer que quelque chose est néfaste », et non : « affirmer que quelque chose m'est néfaste »; auquel cas le jugement aurait bien valeur subjective.

    Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.