• [^] # Re: Si on savait déja...

    Posté par . En réponse au journal "Logiciels préchargés : la CJUE se décrédibilise.". Évalué à 4. Dernière modification le 28 septembre 2016 à 11:48.

    Quelle différence avec du racket?

    1) c'est toi qui entres dans une boutique pour acheter quelque chose
    2) on te met au courant des conditions
    3) tu choisis d'acheter le truc (sans rien dire) pour ensuite te plaindre
    4) le vendeur de propose d'annuler la vente si tu n'es pas d'accord
    5) tu vas porter plainte, tu as le droit à un procès, à un appel, à la cour de cassation, à la cour européenne
    6) personne ne t'a cassé les genoux à coups de barre de fer.

    Je pense qu'on peut ajouter quelques bonnes douzaines de points, qui ne feraient que prouver que, visiblement, tu n'as jamais été racketté. On ne peut pas d'un côté reprocher aux majors d'utiliser le terme "piratage" pour parler de contrefaçon, et d'un autre côté se plaindre qu'on est racketté par les vendeurs de machines.

    Le problème est d'être tellement habitué à se faire voler qu'on ne voit plus où le mal.

    Je crois que tu es surtout habitué à un équilibre dans le rapport de force consommateur/vendeur qui est différent des autres pays (l'État est censé te protéger, mais la réparation du préjudice est complexe et coûteuse—pas de class actions, par exemple). Du coup, au niveau Européen, il n'y a pas grand chose à faire à part renvoyer la balle aux juridictions nationales.

    Encore une fois, ça a été dit 50 fois, mais pour beaucoup de gens, la possibilité pour le consommateur d'exiger un service "à la carte" n'est pas du tout évidente. Si tu n'es pas content tu changes de crèmerie, si tu ne trouves pas de crèmerie c'est que tu n'intéresses personne en tant que client, et ton seul droit est de monter une boîte pour changer ça ou de fermer ta tronche.