Une anecdote : la semaine dernière, se déroulait au Palais des Congrès à Paris le salon Géo Evénement (http://www.geo-evenement.com ). J'ai eu l'occasion d'arpenter très rapidement les allées. On y voit les gros (IBM par exemple) et ils font clairement du commerce (ce qui n'est pas anormal). Je n'ai rien vu (mais je n'ai pas fouillé non plus) qui ressemble à du libre.
Par contre, puisque vous parlez de l'OGC, il faut noter qu'il a développé un nouveau standard, GML (Geography Markup Language) basé sur XML et destiné à l'échange et au stockage de données géographiques, afin de favoriser l'interopérabilité des systèmes (quoique...). Il s'agit en fait d'une famille d'encodage basée sur des schémas XML que l'on pourra décliner selon ses besoins.
La version 3 du standard (http://www.opengis.org/techno/documents/02-023r4.pdf ) vient de paraître. Elle apporte son lot (assez conséquent) d'évolutions :
- intégration des données 3D,
- réorganisation de la structuration des schémas formant GML,
- introduction de la sémantique spatio-temporelle,
- ...
Bref, on atteint là un standard qui devient sérieux.
Le manque pour réellement concurrencer les SGBDR spatiaux vient :
1) de l'interrogation des données. Il n'existe actuellement pas de "standard", ni de solution mûre. J'en profite pour signaler que s'il n'y a pour le moment pas de standard pour le SQL spatialisé, les outils existent et sont relativement mûrs. Au niveau de la recherche pour l'interrogation de données GML deux voies ont été explorées :
* amender SQL pour supporter XML en général et lui ajouter des outils déjà existants pour le SQL spatialisé. Je ne crois pas trop à cette voie.
* étendre XQuery. Le problème est que XQuery est encore un working draft. Il y a d'autres problèmes que je ne détaillerai pas ici. A noter que des extensions ont déjà été proposées dans le milieu de la recherche.
2) de l'indexation des données. Pour pouvoir interroger ces données, il faut absolument procéder à une indexation spatiale. Les problématiques actuelles sont comment indexer ces données (les solutions théoriques existent) et comment l'implémenter efficacement en GML, sachant que, vu le volume non négligeable des données géographiques, il faudra avoir une structuration très bien étudiée des données.
Voilà pour les infos qu'on pouvait apporter.
# Re: Le Libre et le SIG
Posté par Thomas MARTIN . En réponse à la dépêche Le Libre et le SIG. Évalué à 10.