• [^] # Re: Ce qui n'a d'ailleurs pas plu à tout le monde

    Posté par . En réponse au journal Pepper et Carrot. Évalué à 4.

    ce qui est un peu hors-contexte avec la discussion de ce thread.

    En partie. C'était en réaction à la partie des échanges entre zenitram et j-c_32 dans laquelle Zenitram dit que le libre, la définition de base, le dénominateur commun, c'est les quatre libertés. Or celles-ci, c'est RMS qui les a posées. Puis il critique, le point de vue qui consiste à dire que l'on est pour le libre (au sens des quatre libertés) sauf dans certains cas : ce qui est précisément la position de RMS dans l'extrait que j'ai cité. Il ne défend pas l'idée que toute œuvre de l'esprit devrait être sous licence libre, mais il accepte le principe que certaines peuvent être diffusées sous licence non libres. Et pour Zenitram, de ce que j'en ai compris, une telle position est qualifiée par lui du « avec des amis comme cela, le libre n'a pas besoin d'ennemis ». Conclusion, somme toute assez osée à défendre. Je ne vais pas jusqu'à être d'accord en tout point avec RMS, loin s'en faut, mais je n'irai pas jusqu'à le ranger du côté des ennemis du libre.

    Pour ce qui est de la discussion principale du thread et du journal, là je suis plutôt en accord avec Zenitram. L'auteur est libre — dans un autre sens que celui des quatre libertés — de diffuser son œuvre sous les conditions qu'il désire. Il a choisi d'abandonner une partie de ses droits exclusifs à toute personne physique ou morale, donc en particulier à l'éditeur Glénat. Ce dernier disposait donc du droit de publier l'œuvre comme il le souhaitait : pourquoi lui en faire le reproche ? Et si l'affaire et si juteuse que cela, pourquoi donc les petits éditeurs ne sautent pas sur l'occasion ? Ce qui est le plus risqué pour eux c'est d'avancer des fonds pour une œuvre qui peut ne pas trouver son public. Là ce risque est absent, l'œuvre a déjà son public qui est sans doute prêt à payer pour en avoir une version imprimée sous une belle forme (des expériences passées ont montré que la disponibilité gratuite en ligne ne nuisait pas au commerce de la version imprimée, faits rappelés par Béhé ou Boulet sur l'autre discussion). À l'inverse de ce qui est soutenue par les détracteurs de l'accord entre David Renoy et Glénat, on pourrait soutenir qu'au contraire c'est un petit éditeur qui a manqué là une bonne occasion de réduire ses risques et de se faire mieux connaître positivement auprès du public en faveur de la culture libre.

    Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.