Posté par j-c_32 .
En réponse au journal Pepper et Carrot.
Évalué à 3.
Dernière modification le 15 septembre 2016 à 10:31.
Je pense qu'une situation qui serait similaire en informatique serait la suivante:
- quelqu'un crée le logiciel de messagerie instantanée plus performant que les autres basé sur un protocole libre, sous licence libre permissive.
- un grand éditeur propriétaire qui produit également un OS qui domine le marché est intéressé, il reprend le logiciel, le distribue par défaut sur son OS, change la licence pour une licence propriétaire et le modifie un peu (le protocole est modifié, le logiciel ne peut communiquer qu'avec la version de l'éditeur propriétaire, et il y a deux-trois pubs).
- en échange, l'éditeur propriétaire fait un don au créateur du logiciel.
Si, face à cette situation, quelqu'un vient dire que c'est un succès du logiciel libre, penses-tu réellement que personne ne va réagir, en déclarant que pour lui, ce n'est pas un succès, c'est au contraire un pas en arrière pour le libre ?
Est-ce que cette personne est par conséquent anti-libre ?
Après, cette situation peut être sujet à débat:
- c'est une très très bonne affaire financière pour l'éditeur propriétaire, le créateur gagne un don plutôt que rien (c'est clairement le cas avec Glénat)
- le logiciel et le protocole en version propriétaire seront avantagés face aux utilisateurs. De nouvelles versions libres peuvent être créées, mais il est peu réaliste de croire qu'elle pourront s'imposer (pareil ici: la version de Glénat va dominer le marché de la vente de bédé physique)
- et la nouvelle licence rend les choses plus compliquées (dans le cas de Glénat, celui-ci n'a pas les droits sur Pepper et Carrot, mais a un copyright sur la bédé qu'il a publié (ce qui est autorisé par la CC by), et publier une bédé physique en garantissant que Glénat ne pourra pas interagir n'est par conséquent pas trivial)
Bref, le débat est bien plus intéressant que simplement "les opposants sont juste des anti-libres qui reprennent les arguments éculés qu'on a vu passé dans le cas des logiciels".
[^] # Re: Ce qui n'a d'ailleurs pas plu à tout le monde
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Pepper et Carrot. Évalué à 3. Dernière modification le 15 septembre 2016 à 10:31.
Je pense qu'une situation qui serait similaire en informatique serait la suivante:
- quelqu'un crée le logiciel de messagerie instantanée plus performant que les autres basé sur un protocole libre, sous licence libre permissive.
- un grand éditeur propriétaire qui produit également un OS qui domine le marché est intéressé, il reprend le logiciel, le distribue par défaut sur son OS, change la licence pour une licence propriétaire et le modifie un peu (le protocole est modifié, le logiciel ne peut communiquer qu'avec la version de l'éditeur propriétaire, et il y a deux-trois pubs).
- en échange, l'éditeur propriétaire fait un don au créateur du logiciel.
Si, face à cette situation, quelqu'un vient dire que c'est un succès du logiciel libre, penses-tu réellement que personne ne va réagir, en déclarant que pour lui, ce n'est pas un succès, c'est au contraire un pas en arrière pour le libre ?
Est-ce que cette personne est par conséquent anti-libre ?
Après, cette situation peut être sujet à débat:
- c'est une très très bonne affaire financière pour l'éditeur propriétaire, le créateur gagne un don plutôt que rien (c'est clairement le cas avec Glénat)
- le logiciel et le protocole en version propriétaire seront avantagés face aux utilisateurs. De nouvelles versions libres peuvent être créées, mais il est peu réaliste de croire qu'elle pourront s'imposer (pareil ici: la version de Glénat va dominer le marché de la vente de bédé physique)
- et la nouvelle licence rend les choses plus compliquées (dans le cas de Glénat, celui-ci n'a pas les droits sur Pepper et Carrot, mais a un copyright sur la bédé qu'il a publié (ce qui est autorisé par la CC by), et publier une bédé physique en garantissant que Glénat ne pourra pas interagir n'est par conséquent pas trivial)
Bref, le débat est bien plus intéressant que simplement "les opposants sont juste des anti-libres qui reprennent les arguments éculés qu'on a vu passé dans le cas des logiciels".