L'autoformation, c'est un concept un peu bidon. Le fait est que certaines personnes peuvent lire des dizaines de bouquins, suivre des centaines d'heures de cours, et ne pas être capables de sortir un programme simple. Coder efficacement demande une gymnastique intellectuelle assez spécifique, et, à mon avis, un intérêt réel pour la programmation.
J'ai par exemple connu des gens qui avaient à peu près le parcours de ton ami physicien (bricoler à la marge dans un projet existant), et qui s'en sont sortis sans n'avoir rien compris à la programmation, simplement en copiant-collant, bidouillant un truc ou deux jusqu'à ce que le compilateur ne dise plus rien, et croiser les doigts pour que ça fasse à peu près ce qu'on voudrait que ça fasse.
À mon avis, l'autoformation ne peut pas se valoriser en tant que telle. Par contre, c'est peut-être dans ce type de cas qu'un projet de logiciel libre peut être particulièrement utile : produire une base de code robuste en tant qu'unique contributeur (ou contributeur principal) peut illustrer à la fois des compétences en informatique et de l'expérience en gestion de projet.
Il n’a jamais appris les bases de l’informatique (algorithmique, vocabulaire du métier...), ce qui lui pose problème pour se « vendre ».
Il ne faut pas retourner le problème. Il ne s'agit pas d'un problème pour se vendre, il s'agit de sa capacité à faire le job pour lequel il voudrait être payé. Bien sûr, il existe une culture informatique qui n'est pas forcément utile (typiquement, connaitre tous les algos de tri, y compris les moins efficaces), mais savoir communiquer avec ses collègues sur des concepts de base est quand même indispensable. De manière générale, savoir nommer les choses, c'est surtout savoir comprendre les principes qu'il y a derrière. Si on ne connait pas la différence entre passer les arguments par valeur ou par référence, il me semble compliqué de faire les choix adéquats en pratique, parce qu'avec le vocabulaire viennent un tas de concepts (portée, pile/tas, optimisation...).
De toutes manières, C++ n'est certainement pas le bon choix si on veut prétendre connaitre un langage. Je ne suis pas certain qu'il y ait tant de personnes dans le monde qui comprennent toutes les subtilités de C++...
# Preuve de l'autoformation
Posté par arnaudus . En réponse au message Quelle formation en C++ pour un physicien ?. Évalué à 3.
L'autoformation, c'est un concept un peu bidon. Le fait est que certaines personnes peuvent lire des dizaines de bouquins, suivre des centaines d'heures de cours, et ne pas être capables de sortir un programme simple. Coder efficacement demande une gymnastique intellectuelle assez spécifique, et, à mon avis, un intérêt réel pour la programmation.
J'ai par exemple connu des gens qui avaient à peu près le parcours de ton ami physicien (bricoler à la marge dans un projet existant), et qui s'en sont sortis sans n'avoir rien compris à la programmation, simplement en copiant-collant, bidouillant un truc ou deux jusqu'à ce que le compilateur ne dise plus rien, et croiser les doigts pour que ça fasse à peu près ce qu'on voudrait que ça fasse.
À mon avis, l'autoformation ne peut pas se valoriser en tant que telle. Par contre, c'est peut-être dans ce type de cas qu'un projet de logiciel libre peut être particulièrement utile : produire une base de code robuste en tant qu'unique contributeur (ou contributeur principal) peut illustrer à la fois des compétences en informatique et de l'expérience en gestion de projet.
Il ne faut pas retourner le problème. Il ne s'agit pas d'un problème pour se vendre, il s'agit de sa capacité à faire le job pour lequel il voudrait être payé. Bien sûr, il existe une culture informatique qui n'est pas forcément utile (typiquement, connaitre tous les algos de tri, y compris les moins efficaces), mais savoir communiquer avec ses collègues sur des concepts de base est quand même indispensable. De manière générale, savoir nommer les choses, c'est surtout savoir comprendre les principes qu'il y a derrière. Si on ne connait pas la différence entre passer les arguments par valeur ou par référence, il me semble compliqué de faire les choix adéquats en pratique, parce qu'avec le vocabulaire viennent un tas de concepts (portée, pile/tas, optimisation...).
De toutes manières, C++ n'est certainement pas le bon choix si on veut prétendre connaitre un langage. Je ne suis pas certain qu'il y ait tant de personnes dans le monde qui comprennent toutes les subtilités de C++...