• [^] # Re: une position unique ?

    Posté par . En réponse à la dépêche Interview de Michael Simms sur Happy Penguin. Évalué à 1.

    Merci beaucoup pour ces explications. Ca va soulever quelques questions dans la news sur Copyleft Attitude.

    Deux trois trucs avant d'y aller...
    - je pense qu'il n'y a aucune différence de fond parce que je ne pense pas au droit français mais à l'idée même du libre, aux libertés que l'utilisateur attend
    - par conséquent, tout ceci est finalement assez indépendant de ce qui était discuté : le qualificatif « libre » pour un jeu ; pour moi, ça reste définitivement quelque chose qui possède grosso-modo les 4 libertés du libre, adaptées à ce type de produit. Si l'exception culturelle française empêche un jeu d'être libre, eh bien c'est que ce système ne permet pas leur existence. Ca ne remet pas en cause leur définition.
    - je suis tout à fait d'accord sur le fait que les développeurs devraient avoir, quand ils travaillent pour quelqu'un, un droit sur leur code similaire à celui des artistes : ce que je code dans la journée appartient appartient à mon employeur, il faudrait qu'il m'appartienne « aussi » (ie. que je puisse l'utiliser personnellement, le diffuser, sans être accusé de violation de son copyright)
    - tu dis que la transitivité d'une liberté donnée par un artiste n'existe pas, légalement : c'est-à-dire que les libertés qu'il donne sur son oeuvre sont révocables. Puis tu dis que les informaticiens devraient militer pour ce droit. Je ne suis pas d'accord, c'est peut-être bien pour certains artistes, ça le serait peut-être pour certains développeurs, mais c'est synonyme de la disparition du libre. Une licence révocable est définitivement non-libre, imagine le problème de pérennité que ça poserait ! Le but du libre, c'est de faire des choses communautaires, publiques, faire disparaître l'appropriation d'une oeuvre, et la révocabilité est incompatible avec ça.