Je ne trouve pas son point de vue original. Ce qui est écrit est banal au possible. Et les hypothèses sont loin d'être creusées.
Exemple :
« Encore une autre très bonne question. Je pense que produire des jeux de qualité en Open Source est très difficile et avant que vous ne crachiez vos flammes, laissez moi m'expliquer. Paire un projet en "bazar" nécessite que la vision reste très claire. Pour Linux c'était "faire l'OS le mieux foutu de la planète", pour emacs c'était "faire un éditeur qui POURRAIT être un OS, si vous acceptiez d'écrire en Lisp". L'avantage ici est que si quelqu'un décide de quitter le projet, ce qui arrive inévitablement, quelqu'un reprend sa part et la continue.
Quand vous faites un jeu, si vous perdez un membre central du projet, vous perdez en même temps sa vision qui dirigeait le projet dans une certaine direction. Bien sur, quelqu'un peut reprendre, mais la vision change, le jeu bouge dans une autre direction, quelqu'un dans l'équipe n'aime pas la nouvelle direction, et le projet s'enterre dans les polémiques et des gens commencent à partir. »
C'est exactement pareil pour n'importe quel autre projet. Prouver le contraire me parait parfaitement impossible.
Les deux exemples donnés sont parfaitement stupide : si l'on parle de Linux en temps que SE, on ne peut dire qu'il y a une vision claire puisque ce Linux est un ensemble de logiciels fait par des auteurs très différents - il y'a donc des visions.
Quand à Emacs, le fait qu'il existe un XEmacs invalide sa théorie également.
« Jusqu'à présent, TRES peu de jeux open source ont eu la dimension d'un jeu commercial et sont restés en course. Des jeux comme liquidwar (NDT: trop d'la balle!:) sont très amusants, mais qui paierait 50$ pour y jouer? Si un jeu opensource a un ensemble de buts précis, il peut alors devenir complet. C'est pour cette raison qu'un jeu comme FreeCiv continue sa croissance: leur objectif est gravé dans la pierre, il ne peut pas varier avec les personnes, il s'agit d'émuler la version windows. »
A nouveau, ces arguments sont infondés. Qui paierait 50$ pour jouer à Liquidwar s'il était propriétaire ? Si la question du logiciel proprietaire/libre doit être posée, c'est par rapport à un jeu donné. Il est parfaitement stupide de comparer financièrement un jeu qui à été développé de manière bénévole par une personne au rythme de 5H/semaine et un jeu réalisé par une équipe salariée 8h/jour.
Quand à Freeciv, l'auteur n'a jamais du y jouer puisqu'apparement il est incapable de se rendre compte des fonctionnalités qu'offrent FreeCiv qu'aucun Civilisation n'a jamais proposé (ni civilisation, ni colonisation, ni civilisation II, ni call to power...).
L'objectif n'est pas « gravé dans la pierre ».
« C'est pour ces raisons que les jeux commerciaux sont la voie du futur pour les jeux. Les développeurs ne quittent pas la compagnie parce que sinon les chèques ne tombent plus à la fin du mois. Ils ne quittent pas aussi facilement qu'un projet open source. Cela amène des désavantages aussi. Quand un projet opensource attire des gens qui VEULENT son succès, les gens qui font ça pour l'argent ne seront jamais aussi investis dans le projet.
A LGP, nous faisons en sorte que TOUT LE MONDE dans la compagnie soit la, autant par amour des jeux que pour le chèque. »
Je ne crois ni à un argument ni à un autre. On peut imaginer faire du libre avec des chèques qui tombent à la fin du mois. Forcément moins gros car il est impossible de faire du libre dans une optique ultra-inéquitable comme l'est celle du propriétaire, c'est sur et certain.
Quoi qu'il en soit, il est possible qu'il y ait des chèques. Et je ne crois pas qu'une personne investie dans un projet, libre ou pas, s'en tape parfaitement et n'ai aucun amour des jeux.
Je ne vois rien d'unique là dedans : faire du logiciel proprietaire pour GNU/Linux, ce n'est pas neuf.
# une position unique ?
Posté par Anonyme . En réponse à la dépêche Interview de Michael Simms sur Happy Penguin. Évalué à 3.
Exemple :
« Encore une autre très bonne question. Je pense que produire des jeux de qualité en Open Source est très difficile et avant que vous ne crachiez vos flammes, laissez moi m'expliquer. Paire un projet en "bazar" nécessite que la vision reste très claire. Pour Linux c'était "faire l'OS le mieux foutu de la planète", pour emacs c'était "faire un éditeur qui POURRAIT être un OS, si vous acceptiez d'écrire en Lisp". L'avantage ici est que si quelqu'un décide de quitter le projet, ce qui arrive inévitablement, quelqu'un reprend sa part et la continue.
Quand vous faites un jeu, si vous perdez un membre central du projet, vous perdez en même temps sa vision qui dirigeait le projet dans une certaine direction. Bien sur, quelqu'un peut reprendre, mais la vision change, le jeu bouge dans une autre direction, quelqu'un dans l'équipe n'aime pas la nouvelle direction, et le projet s'enterre dans les polémiques et des gens commencent à partir. »
C'est exactement pareil pour n'importe quel autre projet. Prouver le contraire me parait parfaitement impossible.
Les deux exemples donnés sont parfaitement stupide : si l'on parle de Linux en temps que SE, on ne peut dire qu'il y a une vision claire puisque ce Linux est un ensemble de logiciels fait par des auteurs très différents - il y'a donc des visions.
Quand à Emacs, le fait qu'il existe un XEmacs invalide sa théorie également.
« Jusqu'à présent, TRES peu de jeux open source ont eu la dimension d'un jeu commercial et sont restés en course. Des jeux comme liquidwar (NDT: trop d'la balle!:) sont très amusants, mais qui paierait 50$ pour y jouer? Si un jeu opensource a un ensemble de buts précis, il peut alors devenir complet. C'est pour cette raison qu'un jeu comme FreeCiv continue sa croissance: leur objectif est gravé dans la pierre, il ne peut pas varier avec les personnes, il s'agit d'émuler la version windows. »
A nouveau, ces arguments sont infondés. Qui paierait 50$ pour jouer à Liquidwar s'il était propriétaire ? Si la question du logiciel proprietaire/libre doit être posée, c'est par rapport à un jeu donné. Il est parfaitement stupide de comparer financièrement un jeu qui à été développé de manière bénévole par une personne au rythme de 5H/semaine et un jeu réalisé par une équipe salariée 8h/jour.
Quand à Freeciv, l'auteur n'a jamais du y jouer puisqu'apparement il est incapable de se rendre compte des fonctionnalités qu'offrent FreeCiv qu'aucun Civilisation n'a jamais proposé (ni civilisation, ni colonisation, ni civilisation II, ni call to power...).
L'objectif n'est pas « gravé dans la pierre ».
« C'est pour ces raisons que les jeux commerciaux sont la voie du futur pour les jeux. Les développeurs ne quittent pas la compagnie parce que sinon les chèques ne tombent plus à la fin du mois. Ils ne quittent pas aussi facilement qu'un projet open source. Cela amène des désavantages aussi. Quand un projet opensource attire des gens qui VEULENT son succès, les gens qui font ça pour l'argent ne seront jamais aussi investis dans le projet.
A LGP, nous faisons en sorte que TOUT LE MONDE dans la compagnie soit la, autant par amour des jeux que pour le chèque. »
Je ne crois ni à un argument ni à un autre. On peut imaginer faire du libre avec des chèques qui tombent à la fin du mois. Forcément moins gros car il est impossible de faire du libre dans une optique ultra-inéquitable comme l'est celle du propriétaire, c'est sur et certain.
Quoi qu'il en soit, il est possible qu'il y ait des chèques. Et je ne crois pas qu'une personne investie dans un projet, libre ou pas, s'en tape parfaitement et n'ai aucun amour des jeux.
Je ne vois rien d'unique là dedans : faire du logiciel proprietaire pour GNU/Linux, ce n'est pas neuf.