Les CRS ne se réveillent pas le matin en se demandant sur qui ils vont pouvoir cogner pour accroître leur pouvoir, ils vont là où on les envoie. Ce sont des fonctionnaires qui suivent la politique du gouvernement.
Il y a une certaine variété de comportements et de rapports à la hiérarchie que l'on peut observer dans les corps armés de l'État. Certains obéissent froidement aux ordres, d'autres prennent sur eux de suivre les directives ; d'autres enfin savent tirer profit de toute situation pour "se faire plaisir" (tabasser un nègre, violer une pute...).
Après, si tu t'intéresses spécifiquement au CRS, ce sont précisément des outils qui sont formés à la pression et à la répression. Eux sont précisément des outils, mais des outils incroyablement dangereux. Tu as déjà vu à quoi ça ressemble la formation des CRS (je te préviens c'est hardcore macho/facho).
Certains keufs sont des gens très bien (choix professionnels mis à part), mais ces gens-là sont une extrême minorité qui sont placés dans des conditions de travail très dures par leurs collègues fascistes (frontistes ou autres). Ce n'est pas pour rien que de nombreux flics se suicident, et croyez-le ou non, ceux qui se suicident ne sont pas les psychopathes.
De très nombreux flics, malheureusement, fut-ce par plaisir sadique ou par perte de contrôle (nervosité, stress), commettent des actes ignobles, et qui plus est répréhensibles aux yeux de la loi qu'ils sont censés respecter.
Mais en dehors de telles considérations, trouves-tu normal que sur ordre d'un supérieur, un flic obéisse systématiquement même aux ordres, mêmes lorsqu'ils sont manifestement illégaux ? Qu'il s'agisse de fouilles, d'expulsions (d'habitations ou du territoire), de nombreux ordres illégaux (et contraires à la DUDH) sont donnés chaque jour, sans que cela ne fasse (en France) aucun scandale.
C'est un peu comme l'armée : lors d'un conflit, ce sont les militaires qui se battent, mais c'est l'état qui fait la guerre.
Oui, et c'est les civil⋅e⋅s qui meurent sous les balles des deux camps. Et les familles qui sont violées par les militaires Français.
Et sinon, pour faire respecter la loi (lutter contre les vols, les agressions etc.), tu fais comment sans la police ?
Je ne m'intéresse pas à la loi, mais à la justice. C'est du coup une question de contexte, et les vols comme l'agression peuvent être des outils juste et légitimes pour faire face à l'oppression dont nous sommes victimes :
* voler un supermarché, c'est juste (le supermarché extorque les producteurices et exploite ses employé⋅e⋅s)
* agresser un nazi qui est en train lui-même d'agresser des gens, c'est juste (on appelle ça "légitime défense" dans le droit)
Après, je pense que tu te demandais plutôt comment protéger la veuve et l'orphelin contre qui voudrait leur nuire. Pour ça, c'est à nous de prendre nos responsabilités en main. Appeler la police, c'est chercher à se décharger de toute responsabilité et se donner bonne conscience.
Alors qu'en réalité, non seulement la police, souvent, n'intervient pas lorsqu'il s'agit de protéger des gens (par contre pour protéger un business, c'est intervention immédiate), mais quand bien même elle interviendrait, il est possible qu'elle fasse n'importe quoi et dégrade encore la situation. Par exemple, quand elle cherche quelqu'un, arrête son frère par erreur, et le tabasse à mort.
Et puis ça, c'est la "bavure". Mais après, il y a aussi les erreurs de jugement commises dans le cadre de leur métier. Tu n'as jamais vu une victime sortir traumatisée d'une intervention de la police (ou d'un passage au commissariat) ? Que cela soit pour des affaires de violences, de viol ou de séquestration, les policiers peuvent se retrouver − selon leurs sensibilités personnelles − à défendre les agresseurs et à, par exemple, laisser un couple seul chez lui après que le mari a violemment tabassé la femme.
« Non, mais j'vous jure, m'sieur l'agent, elle m'a énervée aussi elle arrêtait pas de parler, de parler, de parler, et de me poser des questions sur tout ce que j'ai fait de ma journée. »
Pour peu que la femme, encore marquée, ne soit pas capable de s'exprimer clairement pour se défendre, une histoire de violences conjugales peut en rester là.
Bref, il y a de très bonnes raisons de vouloir se débarrasser de la police et des fonctions qu'elle occupe dans notre société.
La prochaine fois que tu vois quelqu'un se faire agresser dans la rue, au lieu de passer ton chemin comme si de rien n'était en déléguant tes responsabilités à la police, réfléchis à mes mots.
[^] # Re: Bein ouais ... c'est bien connu !
Posté par cmal . En réponse au journal Tout le monde déteste les flics !. Évalué à -8.
Il y a une certaine variété de comportements et de rapports à la hiérarchie que l'on peut observer dans les corps armés de l'État. Certains obéissent froidement aux ordres, d'autres prennent sur eux de suivre les directives ; d'autres enfin savent tirer profit de toute situation pour "se faire plaisir" (tabasser un nègre, violer une pute...).
Après, si tu t'intéresses spécifiquement au CRS, ce sont précisément des outils qui sont formés à la pression et à la répression. Eux sont précisément des outils, mais des outils incroyablement dangereux. Tu as déjà vu à quoi ça ressemble la formation des CRS (je te préviens c'est hardcore macho/facho).
Certains keufs sont des gens très bien (choix professionnels mis à part), mais ces gens-là sont une extrême minorité qui sont placés dans des conditions de travail très dures par leurs collègues fascistes (frontistes ou autres). Ce n'est pas pour rien que de nombreux flics se suicident, et croyez-le ou non, ceux qui se suicident ne sont pas les psychopathes.
De très nombreux flics, malheureusement, fut-ce par plaisir sadique ou par perte de contrôle (nervosité, stress), commettent des actes ignobles, et qui plus est répréhensibles aux yeux de la loi qu'ils sont censés respecter.
Mais en dehors de telles considérations, trouves-tu normal que sur ordre d'un supérieur, un flic obéisse systématiquement même aux ordres, mêmes lorsqu'ils sont manifestement illégaux ? Qu'il s'agisse de fouilles, d'expulsions (d'habitations ou du territoire), de nombreux ordres illégaux (et contraires à la DUDH) sont donnés chaque jour, sans que cela ne fasse (en France) aucun scandale.
Oui, et c'est les civil⋅e⋅s qui meurent sous les balles des deux camps. Et les familles qui sont violées par les militaires Français.
Je ne m'intéresse pas à la loi, mais à la justice. C'est du coup une question de contexte, et les vols comme l'agression peuvent être des outils juste et légitimes pour faire face à l'oppression dont nous sommes victimes :
* voler un supermarché, c'est juste (le supermarché extorque les producteurices et exploite ses employé⋅e⋅s)
* agresser un nazi qui est en train lui-même d'agresser des gens, c'est juste (on appelle ça "légitime défense" dans le droit)
Après, je pense que tu te demandais plutôt comment protéger la veuve et l'orphelin contre qui voudrait leur nuire. Pour ça, c'est à nous de prendre nos responsabilités en main. Appeler la police, c'est chercher à se décharger de toute responsabilité et se donner bonne conscience.
Alors qu'en réalité, non seulement la police, souvent, n'intervient pas lorsqu'il s'agit de protéger des gens (par contre pour protéger un business, c'est intervention immédiate), mais quand bien même elle interviendrait, il est possible qu'elle fasse n'importe quoi et dégrade encore la situation. Par exemple, quand elle cherche quelqu'un, arrête son frère par erreur, et le tabasse à mort.
Et puis ça, c'est la "bavure". Mais après, il y a aussi les erreurs de jugement commises dans le cadre de leur métier. Tu n'as jamais vu une victime sortir traumatisée d'une intervention de la police (ou d'un passage au commissariat) ? Que cela soit pour des affaires de violences, de viol ou de séquestration, les policiers peuvent se retrouver − selon leurs sensibilités personnelles − à défendre les agresseurs et à, par exemple, laisser un couple seul chez lui après que le mari a violemment tabassé la femme.
« Non, mais j'vous jure, m'sieur l'agent, elle m'a énervée aussi elle arrêtait pas de parler, de parler, de parler, et de me poser des questions sur tout ce que j'ai fait de ma journée. »
Pour peu que la femme, encore marquée, ne soit pas capable de s'exprimer clairement pour se défendre, une histoire de violences conjugales peut en rester là.
Bref, il y a de très bonnes raisons de vouloir se débarrasser de la police et des fonctions qu'elle occupe dans notre société.
La prochaine fois que tu vois quelqu'un se faire agresser dans la rue, au lieu de passer ton chemin comme si de rien n'était en déléguant tes responsabilités à la police, réfléchis à mes mots.