• [^] # Re: Bravo pour la dépêche, et vive l’informatique espérantiste

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche État de l’espéranto sous GNU/Linux. Évalué à 2.

    Si les langages de programmation utilisent du vocabulaire anglais, aucun n'a une grammaire ni même une syntaxe en rapport avec la langue anglaise. Même Cobol, qui utilisait cet argument publicitaire, avait une syntaxe quand même considérablement simplifiée par rapport à la langue anglaise.
    Du coup, quand on traduit un langage informatique "en français", comme ce fut le cas pour le langage de macros Excel, pour certains BASIC, pour WinDev, pour Scratch, etc. c'est en fait le vocabulaire qui est traduit, la syntaxe ne change pas.

    C’est bien pour ça que l’espéranto est intéressant, car un langage de programmation avec une grammaire proche de celle de l'espéranto (ou au moins un sous ensemble) est bien plus envisageable.

    Parce que si c'est pour avoir une doc en français mais qui a gardé le nom original des fonctions, c'est balot. [...] Pour le moment ce que j'ai vu dans le travail de psychoslave, ce n'est pas autre chose.

    Bah j’ai commencé à traduire quelques fonctions primitives de lua le weekend dernier, mais ce n’est pas encore documenté. Par exemple le code suivant est fonctionnel sur la branche master :

    funkcie fibu(nombro)
    se nombro samas 0 aux nombro samas 1 tiam
    resxalte nombro
    hop
    resxalte fibu(nombro minus 2) plus fibu(nombro minus 1)
    hop
    kvinfibo = fibu(5)
    printu(kvinfibo)
    Bon comme dit, resxalte gagnerait probablement à être remplacé par reŝaltu.

    C'est pour ça que j'insistais plus haut sur le fait de commencer par la spécification et seulement après, l'implémentation.

    En l’occurrence pour Lupa, l’idée est de conserver une compatibilité avec le code Lua existant, ça contraint donc fortement les originalités. Par exemple je préférerais reŝaltu nombron. Il est envisageable de modifier l’analyseur lexical pour faire l’apocope des terminaisons espérantistes des identifieurs, pour ne tenir compte que des lexèmes correspondants. En gros faire en sorte que "o ", "on ", "i ", etc. soit considéré comme des séparateurs de façon à ce que l’analyse ne retienne que "nombr" dans les occurences de "nombron" et "nombro" par exemple.

    Pour un langage vraiment original, tirer réellement partie de la régularité syntaxique serait plus facilement envisageable dans le sens que tu indiques. Pour moi, en restant sur une syntaxe proche du code précédant, je verrais quelque chose comme ça :

    difinu fibi nombron kiel
    se nombro samas 0 aux nombro samas 1 tiam
    reŝaltu nombron
    hop
    resxaltu tiun kiu fibu je nombro minus 2 ope plus fibu je nombro minus 1 ope
    hop
    kvinfibo iĝu fibu 5
    printu kvinfibon
    En utilisant "je" et "ope" comme délimiteurs d’expressions, qui peuvent s'aglutiner (jejeje opopope). Bon ici ça ne propose que des fonctions pour la structure, si on veut ajouter des classes, on peut penser à quelque chose comme "klasigu homaron kiel ...".

    Je connaissais en effet Perligata, mais c'est toujours intéressant de le mentionner, merci.