Tu le dis toi-même, le latin peut paraitre facile (familier serait plus juste) pour les locuteurs de langues latines.
Mais entre comprendre une langue et être capable de la parler, il y a une marge.
Le latin, c'est quand même cinq déclinaisons et autant de groupes verbaux, sans même parler des quelques verbes irréguliers (au moins le verbe être et d'autres que j'ai oubliés).
La conjugaison du latin semble familière pour les locuteurs de langues latines, mais la vocation de l'espéranto n'est pas de permettre de se parler juste entre français et italiens.
En comparaison, l'espéranto c'est un seul groupe verbal avec douze terminaisons (en comptant les participes). Je sais bien que certains ici viendront dire qu'ils connaissent même des langues où il n'y en a aucune, mais dans ce cas les nuances s'expriment autrement et il y en a souvent beaucoup plus (combien de particules pour les verbes en chinois? si tu comptes les différents aspects, il peut y en avoir sans doute bien plus!)
Pour la littérature, on n'a peut-être pas vingt siècles d'histoire, mais outre qu'une littérature existe bel et bien, on est aussi capables de traduire. Et quand un russe traduit de sa langue maternelle vers l'espéranto, c'est souvent bien plus proche de l'original que quand on traduit vers le français. C'est donc aussi un moyen de connaitre la littérature d'autres pays.
Rassure-toi, la grammaire de l'espéranto est fixée, certains nous en font même le reproche en nous sortant des réformes dans tous les sens. Mais le vocabulaire, lui, continue à évoluer. Ton exemple sur Vicipaedia est intéressant, il faudrait étudier plusieurs articles pour voir si ils utilisent bien tous les mêmes termes quand il s'agit de vocabulaire informatique...
[^] # Re: un beau combat... d'un autre siècle
Posté par t_cordonnier . En réponse à la dépêche État de l’espéranto sous GNU/Linux. Évalué à 3.
Tu le dis toi-même, le latin peut paraitre facile (familier serait plus juste) pour les locuteurs de langues latines.
Mais entre comprendre une langue et être capable de la parler, il y a une marge.
Le latin, c'est quand même cinq déclinaisons et autant de groupes verbaux, sans même parler des quelques verbes irréguliers (au moins le verbe être et d'autres que j'ai oubliés).
La conjugaison du latin semble familière pour les locuteurs de langues latines, mais la vocation de l'espéranto n'est pas de permettre de se parler juste entre français et italiens.
En comparaison, l'espéranto c'est un seul groupe verbal avec douze terminaisons (en comptant les participes). Je sais bien que certains ici viendront dire qu'ils connaissent même des langues où il n'y en a aucune, mais dans ce cas les nuances s'expriment autrement et il y en a souvent beaucoup plus (combien de particules pour les verbes en chinois? si tu comptes les différents aspects, il peut y en avoir sans doute bien plus!)
Pour la littérature, on n'a peut-être pas vingt siècles d'histoire, mais outre qu'une littérature existe bel et bien, on est aussi capables de traduire. Et quand un russe traduit de sa langue maternelle vers l'espéranto, c'est souvent bien plus proche de l'original que quand on traduit vers le français. C'est donc aussi un moyen de connaitre la littérature d'autres pays.
Rassure-toi, la grammaire de l'espéranto est fixée, certains nous en font même le reproche en nous sortant des réformes dans tous les sens. Mais le vocabulaire, lui, continue à évoluer. Ton exemple sur Vicipaedia est intéressant, il faudrait étudier plusieurs articles pour voir si ils utilisent bien tous les mêmes termes quand il s'agit de vocabulaire informatique...