J'ai donné ma position sur cet aspect "pas convaincu que ça aide" ou "à mon avis c'est secondaire" dans ce commentaire: je trouve qu'il y a un aspect marrant et sympa à faire confiance (ou au moins ne pas s'opposer à leurs choix d'expression) aux gens qui sont dans une minorité victime d'inégalités, même si on a soi-même son avis sur ce qui est efficace ou non qui peut être différent (mais qui, dans mon cas, reste l'avis d'une personne pas vraiment concernée directement par les problèmes, et donc un avis moins légitime). Bien sûr ça ne veut pas dire qu'on peut nier des faits avérés (s'il y a des études sérieuses sur le fait que ça ne sert à rien ou que telle partie de la population ne peut pas s'habituer à cette écriture, je suis preneur), mais c'est une position qui invite à ne pas faire de l'obstruction (comme beaucoup ici) pour des simples raisons de ressenti personnel ou de convictions personnelles.
Globalement j'ai observé que dans les débats sur "comment faire pour aider le sous-groupe X dont l'accès à Y semble inégalitaire", les personnes hors du groupe X (et en particulier les gens qui font partie du groupe dominant dans le contexte) sont souvent les premières à prendre la parole et à donner leur avis, ont plein d'idées de comment faire mieux, ne sont pas souvent convaincues par les propositions qui viennent du groupe X (qui en fait moins et plus timidement parce qu'il est moins habitué à s'imposer, à prendre la parole), voire contredisent les propositions venant de X. Je me suis rendu compte que je réagissais souvent comme ça, en tout cas. Je trouve que c'est un exercice marrant/intéressant de prendre sur soi le fait de ne pas donner son avis, de laisser les gens de X s'exprimer, et de faire preuve de bienveillance envers leurs propositions (en les adoptant pour soi, pour voir, ou au moins en ne s'y opposant pas frontalement) même quand on n'est pas soi-même convaincu.
Apprendre le Prolog c'est intéressant parce que c'est une manière de penser très différente (même si je ne suis pas convaincu que c'est mieux qu'un langage fonctionnel dans l'absolu); faire l'effort d'écrire un peu de Prolog ça aide à mieux se faire une idée de comment est le langage à la pratique. Parfois je pense que dans la vie non-technique il est utile de se dire de la même façon qu'on n'est pas convaincu mais qu'on peut au moins faire un effort (soi-même, ou l'effort de ne pas s'opposer aux autres).
[^] # Re: Bon
Posté par gasche . En réponse à la dépêche Unixcorn, trois mois plus tard : évolutions, remises en questions et stabilisation. Évalué à -2. Dernière modification le 06 août 2016 à 08:58.
Salut Michaël,
J'aurais peut-être dû dire "plus libre" :p
J'ai donné ma position sur cet aspect "pas convaincu que ça aide" ou "à mon avis c'est secondaire" dans ce commentaire: je trouve qu'il y a un aspect marrant et sympa à faire confiance (ou au moins ne pas s'opposer à leurs choix d'expression) aux gens qui sont dans une minorité victime d'inégalités, même si on a soi-même son avis sur ce qui est efficace ou non qui peut être différent (mais qui, dans mon cas, reste l'avis d'une personne pas vraiment concernée directement par les problèmes, et donc un avis moins légitime). Bien sûr ça ne veut pas dire qu'on peut nier des faits avérés (s'il y a des études sérieuses sur le fait que ça ne sert à rien ou que telle partie de la population ne peut pas s'habituer à cette écriture, je suis preneur), mais c'est une position qui invite à ne pas faire de l'obstruction (comme beaucoup ici) pour des simples raisons de ressenti personnel ou de convictions personnelles.
Globalement j'ai observé que dans les débats sur "comment faire pour aider le sous-groupe X dont l'accès à Y semble inégalitaire", les personnes hors du groupe X (et en particulier les gens qui font partie du groupe dominant dans le contexte) sont souvent les premières à prendre la parole et à donner leur avis, ont plein d'idées de comment faire mieux, ne sont pas souvent convaincues par les propositions qui viennent du groupe X (qui en fait moins et plus timidement parce qu'il est moins habitué à s'imposer, à prendre la parole), voire contredisent les propositions venant de X. Je me suis rendu compte que je réagissais souvent comme ça, en tout cas. Je trouve que c'est un exercice marrant/intéressant de prendre sur soi le fait de ne pas donner son avis, de laisser les gens de X s'exprimer, et de faire preuve de bienveillance envers leurs propositions (en les adoptant pour soi, pour voir, ou au moins en ne s'y opposant pas frontalement) même quand on n'est pas soi-même convaincu.
Apprendre le Prolog c'est intéressant parce que c'est une manière de penser très différente (même si je ne suis pas convaincu que c'est mieux qu'un langage fonctionnel dans l'absolu); faire l'effort d'écrire un peu de Prolog ça aide à mieux se faire une idée de comment est le langage à la pratique. Parfois je pense que dans la vie non-technique il est utile de se dire de la même façon qu'on n'est pas convaincu mais qu'on peut au moins faire un effort (soi-même, ou l'effort de ne pas s'opposer aux autres).