Posté par #3588 .
En réponse à la dépêche OpenMeans.
Évalué à 4.
« En ce sens le site OpenMeans est une parfaite opération de propagande. Le pire est qu'il ne s'en rend peut-être même pas compte. »
À la lecture de fcal, je pense qu'il en est parfaitement conscient. OpenMeans n'a aucun rapport avec le logiciel libre. Il faut bien voir que sa logique est basée sur la résignation devant le décideur pressé : toutes les compromissions avec le propriétaire sont justifiées au nom du « pragmatisme » (argument choc, sans cesse rabâché, et qui surtout rappelle que ceux qui ne sont pas d'accord sont forcément des neuneux ou des utopistes déconnectés du seul vrai monde, celui de la loi de l'entreprise et du profit[1])
« La nouvelle ci-dessus aurait dû éviter de reproduire le ton béat du site. »
Oui, définitivement. Mais le site est volontairement trompeur, et se présente comme intermédiaire entre libre et propriétaire, comme le résumé des seules libertés exigibles (par opposition à toutes celles que propose la FSF). Et ça n'a aucun sens : il n'y a pas d'intermédiaire entre le libre et le propriétaire. Bien sûr on a parfois des licences ambiguës ou mal venues, mais il n'y a rien de conséquent, pas de catégorie qui pourrait se placer entre les deux[2]. L'OpenMeans n'apporte que de la promotion pour le logiciel propriétaire. Pour rappel, certains formats bien connus de Microsoft sont sensés être ouverts depuis plusieurs années (du moins pBpG l'a prétendu plus d'une fois ici, urls à l'appui). Ils semblent donc parfaitement remplir la charte OpenMeans. On sait tous ce que ça donne en pratique malgré tous les efforts des développeurs libres qui cherchent à proposer une véritable interopérabilité sur ces formats.
[1] Ça parait caricatural parce que je résume en quelques lignes, mais je ne pense pas dénaturer le discours.
[2] Le seul candidat à une telle position pourrait être ce que la FSF appelle le semi-libre, c'est à dire du logiciel avec les 4 libertés habituelles mais restreintes à un contexte non commercial.
[^] # Re: OpenMeans
Posté par #3588 . En réponse à la dépêche OpenMeans. Évalué à 4.
À la lecture de fcal, je pense qu'il en est parfaitement conscient. OpenMeans n'a aucun rapport avec le logiciel libre. Il faut bien voir que sa logique est basée sur la résignation devant le décideur pressé : toutes les compromissions avec le propriétaire sont justifiées au nom du « pragmatisme » (argument choc, sans cesse rabâché, et qui surtout rappelle que ceux qui ne sont pas d'accord sont forcément des neuneux ou des utopistes déconnectés du seul vrai monde, celui de la loi de l'entreprise et du profit[1])
« La nouvelle ci-dessus aurait dû éviter de reproduire le ton béat du site. »
Oui, définitivement. Mais le site est volontairement trompeur, et se présente comme intermédiaire entre libre et propriétaire, comme le résumé des seules libertés exigibles (par opposition à toutes celles que propose la FSF). Et ça n'a aucun sens : il n'y a pas d'intermédiaire entre le libre et le propriétaire. Bien sûr on a parfois des licences ambiguës ou mal venues, mais il n'y a rien de conséquent, pas de catégorie qui pourrait se placer entre les deux[2]. L'OpenMeans n'apporte que de la promotion pour le logiciel propriétaire. Pour rappel, certains formats bien connus de Microsoft sont sensés être ouverts depuis plusieurs années (du moins pBpG l'a prétendu plus d'une fois ici, urls à l'appui). Ils semblent donc parfaitement remplir la charte OpenMeans. On sait tous ce que ça donne en pratique malgré tous les efforts des développeurs libres qui cherchent à proposer une véritable interopérabilité sur ces formats.
[1] Ça parait caricatural parce que je résume en quelques lignes, mais je ne pense pas dénaturer le discours.
[2] Le seul candidat à une telle position pourrait être ce que la FSF appelle le semi-libre, c'est à dire du logiciel avec les 4 libertés habituelles mais restreintes à un contexte non commercial.