Hum, il ne faut pas confondre "espace utilisateur" / "espace noyau" et la notion d'utilisateur du système.
Un programme tournant en espace noyau (comme Linux, y compris ses modules) ont un pouvoir complet sur le système: ils peuvent accéder à toute la mémoire, ont accès aux périphériques, ont accés à toutes les instructions du processeur. Un bug dans un programme de ce type peut donc entrainer un plantage du système, des corruptions de données, voir même des dégâts matériels si des périphériques sont trop sensibles.
Un programme tournant en espace utilisateur est soumis à des restrictions par la matériel, restrictions configurées par le noyau, et ne peut donc pas faire tout et n'importe quoi. C'est nécessaire pour assurer une sécurité au sens utilisateurs Unix (si un programme lancé par "kilobug" tournait en mode noyau, il pourrait aller modifier et prendre le contrôle d'un programme tournant en "root" ou accéder directement au disque dur pour lire des données personnelles, ...), mais pas seulement.
Sous GNU/Hurd, même si le translator ext2fs de /home (le programme gérant le système de fichier ext2 sur /home) tourne en root, dans le cas d'une défaillance de ce programme, il segfault comme un programme normal, si qui ne plante pas l'ensemble du système et ne peut pas créer de corruptions de données sur /. D'ailleurs, au prochain accès à /home, par le biais des translators passifs, le serveur sera relancé, et le système toujours utilisable.
[^] # Re: GNU/Hurd vs GNU/Linux ?
Posté par Gaël Le Mignot . En réponse à la dépêche Le Hurd bientôt au niveau de l'Everest !. Évalué à 5.
Un programme tournant en espace noyau (comme Linux, y compris ses modules) ont un pouvoir complet sur le système: ils peuvent accéder à toute la mémoire, ont accès aux périphériques, ont accés à toutes les instructions du processeur. Un bug dans un programme de ce type peut donc entrainer un plantage du système, des corruptions de données, voir même des dégâts matériels si des périphériques sont trop sensibles.
Un programme tournant en espace utilisateur est soumis à des restrictions par la matériel, restrictions configurées par le noyau, et ne peut donc pas faire tout et n'importe quoi. C'est nécessaire pour assurer une sécurité au sens utilisateurs Unix (si un programme lancé par "kilobug" tournait en mode noyau, il pourrait aller modifier et prendre le contrôle d'un programme tournant en "root" ou accéder directement au disque dur pour lire des données personnelles, ...), mais pas seulement.
Sous GNU/Hurd, même si le translator ext2fs de /home (le programme gérant le système de fichier ext2 sur /home) tourne en root, dans le cas d'une défaillance de ce programme, il segfault comme un programme normal, si qui ne plante pas l'ensemble du système et ne peut pas créer de corruptions de données sur /. D'ailleurs, au prochain accès à /home, par le biais des translators passifs, le serveur sera relancé, et le système toujours utilisable.